PIC D'ANETO (3404 m) - Versant nord
Juillet 2005, Maladeta, Espagne
L'Aneto en automne, vu depuis le Mulleres
Le Pic d'Aneto est le point culminant de la chaîne des Pyrénées avec une altitude de 3404 mètres. Le sommet se situe dans le Parc Naturel de Posets-Maladeta, dans la commune de Benasque, province de Huesca, communauté autonome d'Aragon, en Espagne. Cette montagne a hérité du nom du petit village le plus proche au pied de son flanc oriental : Aneto. Le massif de la Maladeta abrite une belle concentration de hauts sommets, tous de caractère nettement alpin. Vu du nord c'est le pic de la Maladeta qui, étant plus près, semble être le plus haut sommet. Ce dernier fut donc l'objet des premières ascensions. Plus tard l'intérêt grandissant pour ce massif fut pourtant accompagné d'une mauvaise renommée : plusieurs catastrophes sur les glaciers, dont quelques-unes mortelles, engendrèrent de la crainte pour gravir l'Aneto. Ce n'est qu'en 1842 que l'officier russe Platon de Tchihatcheff et ses guides luchonnais atteignirent la cime.

Le sommet occupe la partie orientale du massif de la Maladeta. Sur son versant nord se trouve le glacier d'Aneto, le plus grand glacier des Pyrénées avec une superficie de 100 ha. Ce dernier est, comme beaucoup d'autres dans le monde, en régression franche suite au changement climatique. Les eaux de fonte de ce glacier s'infiltrent au niveau du Trou du Toro et disparaissent sous terre, pour réapparaître en val d'Aran et constituer ainsi la source de la Garonne.
Depuis 1991 que je parcours les innombrables vallées des Pyrénées, j'en ai gravi la plupart des hauts sommets. Mont Perdu, Vignemale, Posets, Perdiguère, Pic Long, Balaïtous... ont déjà reçu ma visite. Il me reste le plus grand, le toit des Pyrénées, le Pic d'Aneto !

L'approche a des airs de journée de repos. 5 kilomètres, 1h30 de marche, pour seulement 200 mètres de dénivelé : le programme est léger. Après une grasse matinée, nous montons en voiture jusqu’au plan del Hospital de Benasque. En ce début d’après-midi les touristes se bousculent sur ce paisible replat, mais les randonneurs aussi sont nombreux ! Toute cette agitation est compréhensible : nous sommes au point de départ de l’Aneto ! A cet endroit un grand parking a été aménagé pour les visiteurs. Pour pouvoir poursuivre la route il faut payer une navette. En effet, un bus effectue toutes les demi-heure la montée jusqu’à la Besurta. Après tout pourquoi pas, puisque ce système permet à la vallée, outre le fait de récupérer de l’argent, de préserver un peu l’intégrité du site en limitant la pollution des véhicules. Nous qui disposons de tout notre temps (et qui ne manquons pas de courage), nous faisons un choix d’ordre économique en nous lançant à pied sur le tronçon bitumé. Nous sommes les seuls semblent-ils à être encore enclins à économiser notre argent plutôt que nos forces ! Bien entendu marcher sur une route n’a rien d’agréable, surtout lorsque régulièrement un bus bondé vous dépasse en coup de vent. Nous découvrons tout de même depuis le plan d’Estan une vue splendide sur le massif du Perdiguère situé à l’ouest.
Au plan de Aigualluts
Plus loin la route passe près d’une cabane, et après avoir surmonté un léger ressaut nous arrivons à la Besurta, terminus de la route à 1900 mètres. Pas question pour nous de nous attarder ici, dans le brouhaha général. Nous fuyons sur le sentier qui conduit vers le refuge de la Rencluse. C’est un large tracé pavé qui se faufile à travers les pins. Seulement nous ne projetons pas de réaliser demain l’ascension de l’Aneto par sa voie normale. Nous lui préférons l’itinéraire plus tranquille qui démarre du plan de Aigualluts. Nous oublions donc le chemin du refuge, et nous bifurquons sur notre gauche. Peu après nous traversons une prairie, au bout de laquelle nous découvrons un spectaculaire gouffre naturel appelé Forau de Aigualluts, ou Trou du Toro. C’est dans ce réceptacle que les expériences de Norbert Casteret ont démontré que les eaux du glacier d’Aneto, qui disparaissent au pied de la falaise, ressortent à quelques kilomètres au nord au niveau du Güells de Joeu, dans la vallée d’Artiga de Lin, donnant ainsi naissance à la Garonne, que bon nombre de rivières viendront grossir par la suite. C’est donc un site naturel d’importance. Le sentier contourne l’aven, avant de monter tranquillement à côté d’une magnifique cascade. En levant les yeux je remarque soudain que l’Aneto est apparu. Il émerge du paysage de manière remarquable. Quelle montagne ! Le cadre est d’une exceptionnelle beauté.
C’est d’ailleurs ce qui fait la force du massif de la Maladeta. Des crêtes granitiques, fortement découpées au-dessus de cirques glaciaires, réservées aux grimpeurs expérimentés. Des pierriers assez incommodes qui entourent d’admirables bassins lacustres pour les randonneurs aguerris. Plus bas, des prairies fleuries et des forêts de sapins, propices aux balades en famille. De ce fait, la Maladeta attire tous types de randonneurs. Pas étonnant de croiser autant de gens sur les sentiers de la région. Le plan de Aigualluts est un véritable petit paradis. Il s’agit d’un plateau accueillant, traversé par plusieurs ruisseaux sinueux. Pas de doute le lieu remporte un franc succès. Il suffit pour s’en rendre compte de jeter un œil aux dizaines de familles qui se prélassent aujourd’hui sur l’herbe verte. Il faut reconnaître que cet endroit offre l’un des plus beaux paysages des Pyrénées, et qu’il n’est qu’à une demi-heure de marche ! Une aubaine pour les moins courageux. Nous devons maintenant rejoindre une petite cabane de tôle placée de l’autre côté du torrent. Mais aucune passerelle pour traverser. Nous sommes donc contraints de nous déchausser et de faire la traversée pieds nus dans une eau dont la température ne doit pas excéder 5°. Expérience désagréable à cause des cailloux qui parsèment le lit du torrent et sensation douloureuse d’avoir les pieds saisis par l’eau glacée. Sur la rive opposée nous réchauffons nos pieds pétrifiés, et nous rejoignons vingt mètres plus haut la cabane d'Aigualluts, un frêle assemblage métallique qui va nous servir de refuge. C’est peu dire que cette cabane est en mauvais état : une porte absente, un plancher défoncé, et un sol jonché de détritus en tous genres ! La soirée sera malgré tout superbe, car nous verrons disparaître les derniers rayons rougeoyants sur les pentes glacées de l’Aneto. Un spectacle de toute beauté. Une dernière prière en me glissant dans mon duvet : « Faites que demain soit aussi beau qu’aujourd’hui ! ».
Le versant nord du Pic d'Aneto
Le lendemain c’est le grand jour ! Le jour où, je l’espère, je vais atteindre le toit des Pyrénées ! Très impatient de partir nous nous levons en vitesse. La nuit fut difficile, en particulier à cause des rafales violentes qui s’engouffraient dans la cabane, la faisant vibrer dans un fracas épouvantable. Sans parler de ce petit oiseau qui a construit son nid sous le toit, et qui toute la nuit a fait d’incessants aller-retour pour venir nourrir sa progéniture… Mais même si je n’ai pas correctement dormi, ma motivation est telle que je suis prêt à en baver pendant des heures !

Nous quittons notre petite cabane qui en fin de compte ne nous a apporté aucun confort. Nous passons par le sud du plan de Aigualluts pour éviter d’avoir à franchir de nouveau le torrent. Nous nous engageons ensuite sur une sente qui pénètre le verrou du val de Barrancs. La trace remonte aux abords du torrent. Nous avons emprunté la rive gauche, en écartant un peu la végétation sur notre passage, alors que le véritable sentier se trouve plutôt rive droite. Compte tenu du débit et de la largeur du torrent (qui regroupe tout de même toutes les eaux de fonte du glacier d’Aneto), il nous serait difficile de traverser. Nous continuons donc de notre côté, et même lorsque notre sente disparaît nous poursuivons notre montée hors sentier. Finalement nous virons légèrement sur la droite, pour gravir de raides pentes herbeuses. Plus haut nous parvenons sur un petit replat où est niché l’estany de Salterillo, à environ 2500 mètres d'altitude. Je n’aurais jamais pensé trouver un lac ici… Et pourtant il figure bien sur notre carte. Comme quoi, la montagne est pleine de surprises ! Cet endroit marque en tout cas notre entrée dans le monde minéral. A droite se dresse la longue arête du Portillon Supérieur. Nous continuons plein sud, en direction du glacier.

Durant une bonne heure nous nous élevons sur des moraines formées par le recul du glacier. C’est indéniable : même si le glacier d’Aneto est de loin le plus étendu des Pyrénées avec une superficie totale d’environ 3km², celui-ci a énormément perdu en taille et en épaisseur durant les dernières décennies, laissant derrière lui des moraines et des chaos rocheux incommodes. Nous utilisons quelques plaques de neige pour éviter justement ces éboulis pénibles. Vers 3000 mètres d’altitude nous atteignons la bordure du glacier. Nous chaussons nos crampons et prenons pied sur le glacier. Une trace a déjà été effectuée, il nous suffit donc de la suivre sagement. A vrai dire je ne sais pas si le glacier d’Aneto est dangereux. J’ai entendu dire qu’il était très crevassé, mais j’ai du mal à y croire car je ne vois aucune crevasse à l’air libre. Sans y prêter attention nous nous élevons, par une grande diagonale, en direction du col de Coronas qui s’ouvre au sud. Nous voyons plus haut des groupes progresser sur la voie normale. A environ 3100 mètres la neige perd étrangement en consistance. Nous nous y enfonçons de plus en plus profond, parfois jusqu’à la taille. Nous rejoignons donc péniblement la voie normale au niveau du col de Coronas, à près de 3200 mètres.
A l'attaque du glacier d'Aneto
Tout devient plus facile ici, puisque le tracé a déjà été martelé par des milliers de randonneurs depuis le début de l’été. La montée finale s’effectue en écharpe par la gauche, pour contourner le ressaut de la Punta Oliveras, un "3000" secondaire. Nous arrivons sur une pente verglacée plus relevée, sur laquelle les crampons sont indispensables. Un guide a installé une corde fixe pour faire passer ses clients, en tout cas pour les rassurer puisque le passage n’est pas difficile. A 3300 mètres nous sortons du glacier. Il y a ici tout un attroupement. Entre les gens qui enlèvent leurs crampons et ceux qui les remettent, on a même du mal à se frayer un chemin ! Nous parcourons une pente rocailleuse pour arriver au fameux Pont de Mahomet. L’accès au sommet est défendu par cette arête vertigineuse, que beaucoup de randonneurs n’osent franchir. En effet, si la voie normale n’oppose jusque là guère de difficulté en raison de la faible déclivité du glacier, cette arête sommitale longue d’une vingtaine de mètres justifie à elle seule la cotation de l'itinéraire ! Des deux côtés le vide est impressionnant, et je comprends que les néophytes préfèrent s’arrêter là. « J’ai gravi l’Aneto » annoncent-ils fièrement. Mais je ne suis pas d’accord : pour moi ne pas franchir cet obstacle est synonyme d’échec. C’est la plus grosse difficulté du parcours, et si l’on est incapable de la surmonter c’est qu’on ne mérite pas d’aller au sommet des Pyrénées ! Sans hésitation je me lance donc sur le fil de l’arête. Le passage est coté II exposé, mais ce n’est qu’un court exercice de gymnastique sans grande difficulté. Bien sûr il ne faut pas avoir le vertige. Après un beau numéro d’équilibriste je rejoins, le cœur battant, le sommet du Pic d’Aneto (3404 m) !
Aucun mot n’est assez fort pour définir une telle sensation. J’ai atteint le toit des Pyrénées, et alors que je suis encore seul au sommet, le temps que mon paternel me rejoigne, je peux me vanter d’être la personne la plus élevée dans toute cette chaîne de montagne ! Je savoure intensément ce moment de gloire, qui marque une étape importante dans ma carrière de pyrénéiste. Cet instant je l’attendais depuis tellement d’années…

Nous voyons arriver au sommet un couple…d’israéliens ! Une spécificité de l’Aneto : on y voit de tout ! En été, les alpinistes en crampons et encordement classique côtoient sur le glacier les touristes en chaussures de sport. Il faut dire que le prestige de l'Aneto rayonne dans toute la péninsule ibérique, et même au-delà. Ce n’est pourtant pas le point culminant de l’Espagne, qui est le Pic de Teide situé aux Iles Canaries et qui culmine à plus de 3700 mètres. Mais l’Aneto est une montagne attirante à laquelle on accède difficilement au prix d’une longue marche d’approche. C’est aussi cela qui lui vaut d’être un pic très (trop ?) fréquenté.

Nous profitons, père et fils, de ce moment inoubliable. A nos pieds toutes les Pyrénées ! Il nous faut tout de même effectuer un rapide détour vers l'est, pour aller gravir un "3000" peu connu : l'Epaule de l'Aneto. Celle-ci n'est accessible facilement que depuis le sommet de l'Aneto. En bons collectionneurs que nous sommes, pas question pour nous de l'oublier ! Nous descendons pas des éboulis faciles. Puis nous franchissons prudemment une étroite arête de neige et nous filons horizontalement vers l'est. En grimpant sur quelques blocs nous atteignons la cime peu marquée de l'Epaule de l'Aneto (3350 m). Anonymat le plus total pour ce sommet, qui est pourtant le cinquième plus haut des Pyrénées. Difficile de croire qu'il entre dans le cadre des "3000" principaux tant sa hauteur de culminance est dérisoire. Son appartenance à la liste officielle ? Il la doit sûrement à la distance respectable qui le sépare de l'Aneto, et qui en fait un épaulement important. A l'est l'arête plonge sur la brèche des Tempêtes, et plus loin je découvre un trio de sommets plutôt attirant : Tempêtes-Margalide-Russell. J'aurai sans doute l'occasion d'y faire un tour d'ici quelques années... Retour au sommet du Pic d'Aneto. L'heure tourne, et nous devons à présent quitter notre point culminant. Je ne sais pas si je reviendrai en ces lieux plus tard, en tout cas ce qui est certain c'est que je garderai de cette journée un souvenir impérissable.
Numéro d'équilibriste sur le Pont de Mahomet
Nous survolons à nouveau le Pont de Mahomet avant de descendre vers le glacier. Nous récupérons nos crampons que nous avions laissé en haut de la pente glacée, et repartons vers le col de Coronas. Là je décide de prolonger un peu le plaisir en gravissant deux autres sommets rapidement accessibles : le Pic de Coronas et le Pic du Milieu. Mon père repart vers le val de Barrancs tandis que de mon côté je pousse vers l’ouest. Je prends pied sur une épaisse rampe glaciaire, qui passe sous le Pic de Coronas. Je m’élève donc en écharpe en direction du col du Milieu. Peu avant d’arriver au col mes crampons se détachent. Tant pis je continue. De toute manière la neige est molle en cette fin d’après-midi et mes appuis sont profonds et solides. Depuis le col je rejoins, dans de gros blocs, le Pic de Coronas (3293 mètres). Au sommet j’adresse un large signe de bras à mon père qui est dans la descente du glacier. Il remarque le geste et me renvoie la pareille. La météo pouvant se détériorer à tout moment, je reviens illico au col du Milieu. Sans temps d’arrêt je poursuis l’effort de l’autre côté, pour me hisser facilement sur le Pic du Milieu (3346 mètres). Une arête disloquée conduit plus loin vers la Pointe d’Astorg, dont je devine le bloc sommital. On verra cela une autre fois. Retour au col du Milieu, où je reprends mon sac que j’avais laissé ici pour aller plus vite, et toujours dans l’empressement qui me caractérise j’entame cette fois-ci la véritable descente.
Je rejoins au col de Coronas notre voie de montée. Me voilà à présent seul sur cet espace glaciaire, ce qui procure une étrange sensation d’isolement. Je négocie prudemment le passage le plus verglacé et je retrouve mon père en bordure du glacier. Une fois en bas, je décramponne et je m’abreuve dans un petit torrent tout juste sorti du glacier. Nous repartons ensuite vers les profondeurs de la vallée. Au niveau de l’estany de Salterillo mon père retrouve par miracle le bob qu’il avait malencontreusement égaré à l’aller. Bien plus bas nous cherchons, je ne sais trop pour quelle raison, à gagner le bord opposé du torrent de Barrancs. Sans doute voulons nous éviter cette rive où la végétation est si envahissante que nous avions peiné à l’aller pour en sortir.

Un entêtement qui nous vaut l’un des épisodes les plus mémorables de nos péripéties pyrénéennes : je trouve un passage, très périlleux il est vrai, qui permet de franchir le torrent. Trois sauts athlétiques et je suis de l’autre côté. Mon père veut faire de même. Seulement, en atterrissant sur un bloc humide son pied dérape, et c’est l’accident. Il essaie par réflexe de se rééquilibrer mais il est déjà trop tard, le voilà plongeant tête la première dans le lit furieux du torrent. Sur le moment je suis très inquiet puisqu’il semble inanimé pendant plusieurs secondes. Au moment où j’allais me précipiter à son secours, il sort enfin la tête de l’eau. Il m’apprendra ensuite que le courant était si fort qu’il a dû lutter pour s’en extirper. Il est en tout cas trempé jusqu’aux os, et autant dire que l’eau doit être froide puisqu’elle sort à l’instant du glacier. Ce qui peut également s’avérer dangereux, puisque son corps réchauffé par l’effort a été plongé brutalement dans une eau à 2°. Les risques d’hydrocution sont vraiment importants avec une telle différence de température. Fort heureusement, au final, plus de peur que de mal. Le résultat aurait pu être bien pire si sa tête avait heurté un rocher. Par chance le bilan est moins corsé : une douche écossaise et un bâton télescopique abandonné au torrent : celui-là même que nous étions si contents d’avoir trouvé il y a deux jours sous le Pic d’Albe !

Au terme de cette journée forte en émotions, nous regagnons la cabane d’Aigualluts où nous allons passer une seconde nuit, afin de faire une tentative le lendemain vers le Tuc de Mulleres. Et le soir, comment ne pas éprouver un immense sentiment de fierté lorsqu'on regarde l’Aneto qui, d’ici, semble tutoyer majestueusement le ciel de son écrin resplendissant…
Pic d'Aneto
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