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DEMAVEND (5671 m) - Versant sud
Septembre 2014, Elbourz, Iran
Le Demavend (appelé parfois Damavand) est un sommet volcanique semi-actif qui constitue le point culminant de l'Iran, avec une altitude de 5671 mètres. Il est situé dans la chaîne de l'Elbourz, à 70 kilomètres au nord-est de la capitale Téhéran. La montagne se trouve à proximité de la côte sud de la mer Caspienne, dans le département d'Amol, province du Mazandéran. La ville la plus proche est Reyneh, sur le versant sud. La dernière éruption de ce volcan remonte à 7000 ans.

La première ascension attestée est celle de W. Taylor Thompson en 1837, bien que selon la tradition iranienne, le volcan aurait été gravi dès l'an 850. Le Demavend est visité très régulièrement, aussi bien à pied qu'à ski. Sa silhouette pyramidale fait qu'il existe de très nombreux itinéraires connus pour atteindre la cime. Le plus populaire est la voie passant par le versant sud, qui dispose d'un refuge à mi-parcours à une altitude de 4115 mètres.

Le Demavend a une place particulière dans la mythologie iranienne. On lui accorde, dans des textes anciens, des pouvoirs magiques. Dans la poésie et la littérature, la montagne est le symbole de la résistance aux souverains étrangers.
Demavend
Galerie photos
Récit du périple
La mosquée de Goosfand Sara
Sur les flancs arides du Demavend
Il est 15h lorsque je pénètre dans la bâtisse. Je suis épuisé. Il faut dire que je n'ai pas dormi depuis deux jours. L'altitude n'arrange rien à l'affaire. Ici à 4200 mètres je peine un peu à respirer. Je prends mes quartiers à l'étage, dans un vaste dortoir fortement peuplé. Difficile de s'y reposer, compte tenu de l'agitation qui règne ici, mais la fatigue finit par l'emporter.
Jour 2 : Acclimatation à 4500 mètres
Jour 3 : Ascension du Demavend (5671 m)
Aube sur les reliefs de l'Elbourz
La pente finale du Demavend
Au sommet du Demavend (5671 m) !
Jour 4 : Les bains thermaux de Reyneh
Jour 5 : Parc National de Lar
Mon ami Daruish, dans le Parc National de Lar
Jour 6 : Visite de Téhéran
La mosquée du Roi, près des souks de Téhéran
Jour 7 : Retour à Paris
Jour 1 : De Paris au refuge de Barghah-e Sevom
Il est long et parfois truffé d'embûches le chemin qui, du terminal d'un aéroport parisien, conduit jusqu'au pied d'une montagne lointaine et isolée ! De longues heures passées dans les transports, à tuer le temps, impatient d'entrer dans le vif du sujet...

Durant le second vol, celui reliant Istanbul à Téhéran, je fais la connaissance d'Azin, une jeune iranienne qui étudie en Europe. Nous sympathisons et elle m'en apprend beaucoup sur son pays. Les lieux à visiter, les moeurs et coutumes, les choses à faire (et surtout à ne pas faire !) en Iran. Elle témoigne également de la condition féminine, à travers des anecdotes à peine croyables, de petits écarts de conduite qui lui ont valu d'aller tout droit en prison... Il faut entendre cela pour mieux mesurer tout l'écart qui sépare notre civilisation occidentale de cette ancienne et glorieuse Perse, devenue maintenant république islamique, aux mains de guides religieux et spirituels dont il n'est pas bon de remettre en cause la légitimité... Mais chut, "il ne faut pas parler du gouvernement" m'a-t-on conseillé !
Nous nous quittons à l'aéroport Imam Khomeiny, à Téhéran. Je me lance alors dans les formalités pour obtenir le visa iranien. Une heure et soixante euros plus tard, me voilà enfin libre, l'Iran s'offre à moi ! Il est 6h, le jour se lève à peine. Je m'engouffre dans le premier taxi qui passe, non sans avoir négocié le prix, et demande au chauffeur de m'amener au pied du Demavend, à environ deux heures de route. La montagne est déjà visible. Sa haute silhouette pyramidale se dessine à l'horizon, elle se découpe magnifiquement sur l'aube naissante. La journée promet d'être forte en émotions ! D'autant plus que vient déjà la partie la plus périlleuse du voyage : la traversée de Téhéran en taxi ! Mon chauffeur, en vrai trompe-la mort, se fraie un chemin dans une circulation désordonnée au possible. Un bordel monstre, car c'est chacun pour soi en quelque sorte !

Nous sortons de la capitale pour nous diriger vers le nord-est. La route s'élève à travers les reliefs dénudés de la chaîne de l'Elbourz. Elle passe près de la station de ski d'Abali, franchit un col, puis redescend vers Polour. Là je prends congé de mon pilote et rejoins le bâtiment qui domine le village. Il s'agit du siège de la fédération iranienne d'alpinisme ! Je suis chaleureusement accueilli par le président lui-même et j'ai le privilège d'échanger avec lui, autour d'un bon thé, au sujet de l'ascension du Demavend. Je m'acquitte du permis d'ascension (50 dollars) puis je monte à bord d'une jeep d'un autre temps, pour m'approcher plus encore de la montagne.
Un jeune iranien nommé Bahman me conduit ainsi jusqu'à Goosfand Sara, une mosquée perchée à 3000 mètres d'altitude, sur le versand sud du Demavend. L'édifice marque le point de départ de l'ascension. Il y a là aussi des bergers, à qui l'on peut acheter quelques vivres si besoin est. Je prépare mon sac, tout en essayant de mesurer le chemin qu'il faut parcourir pour monter jusqu'au sommet du volcan. Je distingue les fumeroles qui s'échappent du cratère, 2700 mètres plus haut. C'est loin !

Je m'élance avec entrain sur le large sentier. Le tracé tire légèrement sur la gauche au début, franchit une crête peu marquée, puis s'élève plein fer en direction du sommet. Je croise des muletiers. Il est possible de recourir à leurs services si l'on souhaite économiser quelques forces. Le chemin est bon, bien que très poussiéreux par endroits. Je m'élève tranquillement, à mon rythme. Le sentier retraverse maintenant vers la droite pour me permettre d'atteindre, après 3 heures d'efforts, le refuge de Barghah-e Sevom, que je ne découvre qu'au dernier moment.
Nuit atroce. Je n'ai pas trouvé le sommeil, à cause de l'inconfort, du bruit et de l'altitude. En me levant je ressens un vif mal de crâne. Ma tête semble peser une tonne. Impossible dans ces conditions de faire la moindre tentative vers le sommet, comme je l'avais prévu.

En début d'après-midi je me sens mieux, alors après m'être à nouveau reposé je décide de monter un peu au-dessus du refuge, dans le but de m'acclimater. Je m'élève en douceur, car je suis loin de tenir la grande forme. Tranquillement j'atteins un petit collet, à environ 4500 mètres d'altitude. Je m'y installe, mange un morceau, et m'offre une sieste. Ce sera tout pour aujourd'hui.
Le lendemain j'ai de bien meilleures sensations, je me sens d'attaque ! Mais abandonné par ma frontale, je suis contraint de partir aux premières lueurs de l'aube, c'est à dire deux heures après le gros des troupes. Car oui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il y a du monde sur cette montagne ! Beaucoup d'Iraniens, et quelques européens téméraires. Au total nous sommes une cinquantaine aujourd'hui à vouloir conquérir le grand volcan de l'Iran !
Je ferme la porte du refuge et je me mets immédiatement en marche, bien décidé à aller au bout de mon projet. A quelques mètres de là des chamois m'observent, de toute leur insouciance. Peut-être me souhaitent-ils bon courage ? Dans mon dos les premiers rayons du soleil, émergeant du désert, viennent frapper de rouge les reliefs dénudés de la chaîne de l'Elbourz. Toutes proportions gardées, le décor n'est pas sans me rappeler celui... de la planète Mars !

Je rattrape très vite les groupes partis de nuit. Certains à la mine déconfite, visiblement vaincu par l'altitude, ont déjà préféré faire demi-tour. D'autres, encore fringants, montent en procession en chantant à la gloire d'Allah ! Et moi, petit Français dans tout ce bazar, je poursuis mon bout de chemin ! L'itinéraire remonte désormais le fil d'une petite crête rocheuse, jusqu'à l'altitude de 5000 mètres environ. Sur la droite se trouve une étonnante cascade de glace. Comment peut-elle survivre à l'été, en étant exposée plein sud comme cela ? Encore un mystère de la nature !

Je fais quelques pauses pour reprendre mon souffle, car le manque d'oxygène commence à se faire sentir. C'est aussi pour moi une manière de rompre la monotonie de l'effort. Car il faut bien avouer que je me lasse vite de ces pentes caillouteuses qui n'en finissent pas ! Ce n'est pas faire offense au Demavend de dire que son ascension, en elle-même, n'est guère plaisante !
5400 mètres, me voilà au pied de la pente terminale, moins raide. Enfin je sens que mon but est proche ! Je poursuis mon effort sans plus tarder, croisant quelques alpinistes qui sont déjà sur le retour, notamment deux allemands qui descendent en VTT ! En voilà une sacrée bonne idée ! Mais encore faut-il monter la bécane, et bien maîtriser son engin dans la descente car le terrain est terriblement accidenté...
J'approche des abords du cratère. Mais il reste un dernier obstacle à franchir : les fumeroles de soufre qui s'échappent des entrailles du volcan. Elles jaillissent du sol et encerclent la cime. Ne pouvant les contourner, je pénètre à l'intérieur du nuage de vapeurs. Très vite la progression devient à peine supportable. A chaque inspiration je sens ma gorge me brûler. Ajouté au manque d'oxygène, il devient quasi impossible de respirer. La sensation d'étouffement est terrible, et je me dépêche de monter pour m'extirper de cet enfer. J'atteins finalement le bord du cratère et, quelques minutes plus tard, au prix d'une petite escalade sur des blocs rocheux, le sommet du Demavend (5671 m) !

La cime est dégagée, alors je profite du soleil et du panorama, même si ce dernier est très limité à cause des fumées et du fait que le volcan domine bien trop les montagnes des alentours. A l'intérieur du petit cratère sommital se trouve un névé où se sont formés des pénitents, sous l'effet du vent. Etrange de voir ces plaques de neige alors que le sous-sol semble en ébullition !

J'entame la descente pied au plancher, filant à travers les gaz nauséabonds. J'emprunte l'itinéraire de descente, profitant de quelques variantes dans les petits éboulis. Le retour est loin d'être agréable, le terrain étant très instable et très chaotique. Le cheminement est long, pénible, et il est difficile d'éviter les chutes.
Une fois revenu au refuge, je me repose une petite heure. J'aurais pu passer une autre nuit ici, mais à vrai dire l'idée de rester dans le vacarme de ce dortoir surchargé ne m'enchante guère. Il me reste encore du temps pour regagner la vallée, alors autant en profiter ! Je salue mes hôtes et reprends le chemin de la civilisation. Je croise énormément de monde sur le sentier, pas moins d'une centaine de randonneurs ! Et dire que le refuge est déjà plein à craquer ! Je me demande comment ils vont s'organiser pour ce soir ! J'apprends vite que c'est la période des vacances en Iran, ce qui justifie une telle fréquentation. Je prends tout mon temps pour redescendre, et j'arrive à Goosfand Sara à 18h, les jambes un peu engourdies après cette descente de 2700 mètres en terrain cassant.
Malheureusement pour moi, mon chauffeur n'est pas là, contrairement à ce qui avait été convenu par téléphone depuis le refuge... Voilà qui est bien embêtant car la nuit ne vas pas tarder ! Je sollicite alors un berger local et finalement un arrangement est trouvé. Retour en 4x4 jusqu'au pied de la montagne, pour une nuit dans les locaux de la fédération iranienne d'alpinisme.
Aujourd'hui je compte me rendre aux bains thermaux de Reyneh, un village voisin, pour me détendre et mettre en pratique le célèbre adage disant "après l'effort, le réconfort" ! J'engage alors Daruish, un Iranien qui passait par là un peu par hasard, pour m'y conduire. Nous faisons amplement connaissance dans la voiture, et il me dépose près de Reyneh, ou plus exactement à Lorijan, un petit village perché à flanc de volcan. Ici je profite des sources chaudes, dans des bassins construits il y a plusieurs centaines d'années. Que c'est relaxant ! L'eau est naturellement chauffée à 50° (presque trop donc...) par les entrailles du Demavend. Je me baigne plusieurs heures, avant que Daruish ne me ramène à Polour, au siège de la fédération.
A mon retour je suis surpris de constater que les locaux sont envahis de jeunes femmes voilées... Il s'agit de l'équipe nationale féminine d'escalade ! Des compétitrices venues de tout le pays pour s'entraîner sur le mur artificiel érigé à l'arrière du bâtiment. Le contact avec elles est plutôt délicat... Je les sens très curieuses et entreprenantes à mon égard, mais ici tout interdit le rapprochement. Visiblement embêtés, les membres de la fédération me mettent gentiment à l'écart, pour prévenir toute tentation ! J'aurais désormais droit à la "suite royale" de la fédération, avec six lits et une salle de bain pour moi tout seul ! En soirée je me vois remettre par Jafar un certificat attestant de mon ascension réussie du Demavend. Un moment d'échange plutôt sympa !
J'ai très bien sympathisé avec Daruish, et celui-ci me propose aujourd'hui de me faire découvrir le Parc National de Lar, situé à quelques encablures à l'ouest du Demavend. Nous empruntons une piste, franchissons un poste de garde, avant d'arriver sur les rives du lac de Lar, une vaste retenue artificielle. Qu'il est rafraîchissant de trouver autant d'eau au milieu de ce paysage désertique ! Nous nous promenons toute la matinée dans le secteur. Il y a ici des bergers, des apiculteurs, des familles iraniennes venues prendre l'air, mais aussi des dromadaires ! Le paysage est extraordinaire, car tellement différent de nos montagnes européennes ! La haute pyramide du Demavend, omniprésente, écrase tout l'horizon. Pour le reste, ce ne sont que montagnes isolées, inconnues, sans doute jamais gravies.

Retour à la civilisation, pour un repas typiquement iranien, servi dans un restaurant de Polour tenu par un ami de Daruish (qui semble connaître tout le monde dans cette ville !). L'occasion de goûter à diverses spécialités locales. Nous filons ensuite en direction de Téhéran.
Au cœur de cette mégalopole nous parvenons non sans mal à trouver l'hôtel que j'avais réservé pour la fin de mon séjour. Un établissement où le personnel, très sympathique par ailleurs, ne parviendra pas à compenser le fait que le prix est très élevé au vu de la prestation. Mais l'important n'est pas là, je suis à Téhéran, et j'ai encore du temps devant moi pour partir en vadrouille dans la capitale !
Daruish (encore lui !) m'a gentiment proposé de me faire visiter la ville, en s'improvisant guide touristique, lui qui est ingénieur dans le bâtiment. Une offre qui ne se refuse pas ! Car très franchement, partir seul à la découverte de cette cité gigantesque aurait été pour moi un véritable parcours du combattant. Comment ne pas s'égarer ici quand on ne parle pas un mot de "farsi", la langue locale ?
Il m'emmène tout d'abord à la Milad Tower, une immense tour construite dans le district de Shahrak-e Gharb. La structure abrite des restaurants, des boutiques, et surtout elle offre du haut de ses 300 mètres une vue imprenable sur tout Téhéran, plombé par la brume de chaleur et par la pollution.

Nous poursuivons par la visite d'une mosquée (dont le nom m'échappe) située au nord de la ville. J'ai ainsi l'occasion d'en apprendre beaucoup sur la pratique de l'Islam, après avoir échangé avec les responsables de ce lieu de culte.

En fin de journée nous nous promenons dans les souks de la ville, près desquels se trouve la superbe mosquée du Roi. Il règne ici une agitation sans pareil, mais je n'ai pas la sensation d'harcèlement que j'avais pu éprouver dans les souks de Marrakech il y a quelques années. Certes je ne passe pas inaperçu dans le décor, car il y a dans les rues très peu de touristes (pour ne pas dire aucun...), je suis donc très observé, mais je me sens en totale confiance. Le fait d'être accompagné par un Iranien joue sans doute aussi dans ce sentiment de sécurité !

C'est en métro, puis en bus, et enfin en taxi, que nous revenons à mon hôtel, après une journée éprouvante et pleine de fabuleuses découvertes.
Daruish un jour, Daruish toujours ! Mon ami ne me quitte plus et c'est encore lui qui me conduit jusqu'à l'aéroport international de Téhéran. Nous nous quittons ici, après avoir échangé nos mails et promis de nous donner des nouvelles régulièrement.

Commence alors la galère : une panne du système informatique retarde mon premier vol de plusieurs heures. Une fois à Doha les ennuis continuent : la climatisation de l'appareil ne fonctionne plus, il fait donc 45° dans la carlingue ! Après avoir cuit une bonne heure le problème technique est finalement réglé et nous décollons pour Paris. Et là, à l'arrivée à Roissy, c'est le pompon : on m'annonce que mon bagage est resté au Qatar ! Il ne manquait plus que ça !

Un voyage retour des plus compliqués donc... Mais cela ne saurait me faire oublier les moments d'exception passés en Iran, sur les pentes du Demavend notamment, ainsi que les nombreuses rencontres qui ont jalonné mon périple. Les Iraniens sont des gens profondément bons et généreux. Leur accueil fut des plus chaleureux et leur gentillesse est gratuite, ils ne demandent rien en retour. Tout compte fait, l'Iran n'est pas un pays dangereux, il souffre simplement de l'image que les médias en donnent. Sachez-le !
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