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ELBROUZ (5642 m) - Versant sud
Juillet 2013, Caucase, Russie
L'Elbrouz est un volcan inactif qui s'élève en Russie, dans le nord-ouest du Caucase. Il s'agit du point culminant de cette grande chaîne de montagne qui marque traditionnellement la frontière entre l'Asie et l'Europe. Se situant à quelques kilomètres au nord de la frontière avec la Géorgie, il est entièrement compris sur le territoire de la république autonome de Kabardino-Balkarie. Les alpinistes s'accordent à dire que l'Elbrouz, du haut de ses 5642 mètres, est le plus haut sommet du Vieux Continent. Il fait donc partie de la prestigieuse liste des "Seven Summits" et à ce titre il attire chaque année des milliers d'alpinistes.

Il s'agit d'un volcan ayant connu des éruptions jusqu'au début de notre ère, et qui a fait naître des légendes comme celle voulant que Prométhée ait été enchaîné à ses deux pics pour avoir offert le feu aux Hommes. La montagne est recouverte de nombreux glaciers et, même si l'ascension par la voie normale est techniquement facile et dispose de moyens mécaniques, le sommet reste difficile d'accès en raison des conditions climatiques rigoureuses et instables. Ainsi, l'Elbrouz n'est vaincu qu'en 1874 et la montagne, devenue un symbole de conquête, a fait de nombreux morts. Malgré des problèmes environnementaux dus à la fréquentation, la faune et la flore relativement riches sont protégées par un parc national.
Elbrouz
Galerie photos
Récit du périple
Jour 4 : Ascension de l'Elbrouz (5642 m)
Jours 1 et 2 : Voyage jusqu'au Caucase
Jour 3 : Montée au refuge Diesel
Aux "Barrels", à 3780 mètres
Lumière sur le Donguz-Orun (4468 m), à la frontière géorgienne
Au sommet de l'Elbrouz (5642 m)
Jour 5 : Retour à Cheget
Notre bivouac au sommet du Kurmychi
Jour 6 : Bivouac au Kurmychi (4050 m)
Jour 7 : Descente vers la vallée de Baksan
Jour 8 : Visite de Piatigorsk
La statue de Lénine, à Piatigorsk
Nice, le 10 juillet 2013. Ecrasé par mes sacs d'expé, je remonte vaillamment la promenade des Anglais, au milieu des touristes, pour rejoindre l'aéroport situé en bord de mer. J'y retrouve Jean-François, quinquagénaire à la condition physique épatante. Nous faisons connaissance dans l'avion qui nous mène à Saint-Pétersbourg puis, après une longue escale, dans celui pour Mineralnye Vody. Le survol de la Russie, des heures durant, donne une idée des dimensions du pays.

Mineralnye Vody (qui signifie "eaux minérales") est une ville industrielle et une station thermale du kraï de Stavropol. Son aéroport, desservant le nord du Caucase, voit passer la plupart des candidats à l'Elbrouz. Nous retrouvons ici Henri, fidèle compagnon d'aventure, avec qui j'ai déjà partagé une belle ascension de l'Aconcagua et une autre, non couronnée de succès, du McKinley. L'équipe enfin réunie, nous prenons place dans le véhicule de Pilgrim Tours, l'agence russe qui, pour un prix tout à fait raisonnable, nous accompagne dans notre projet. Elle nous a notamment facilité la tâche en s'occupant des formalités administratives, nombreuses et complexes, nécessaires à notre séjour dans le Caucase.

Le fourgon file vers le sud. Les fameuses Lada, au design d'un autre temps, représentent une bonne partie du parc automobile. Nous entrons dans la république autonome de Kabardino-Balkarie et pénétrons dans la longue vallée de Baksan. A mesure que nous avançons dans les contreforts du Caucase le décor se fait plus triste. Ici tout semble à l'abandon. Les villages ne sont qu'un amas de ferraille rouillée et de béton. Les débris jonchent le sol çà et là. Les hauts immeubles, les grandes usines, sont désaffectés depuis nombre d'années et tombent en ruines. La chape d'une glorieuse époque éphémère, celle du soviétisme et de la guerre froide, plombe l'atmosphère. Aucun entretien, aucune finition, aucune note de couleurs pour égayer un pays qui ne semble même pas le vouloir. Une ambiance sinistre, qui a de quoi "cimenter" le moral.
Après trois heures de route nous atteignons le petit village de Cheget situé au pied de l'Elbrouz. Nous nous installons à l'hôtel Semerka, un bâtiment flambant neuf, bien dissimulé dans une pinède. L'accueil y est agréable. Les Russes sont rarement souriants de prime abord mais toujours serviables. Nos contacts sur place nous donnent de précieux renseignements et conseils pour réussir notre ascension.
En fin de matinée nous rejoignons en taxi le bout de la vallée de Baksan, en passant tout d'abord par Terskol pour finalement aboutir à Azau (2350 m). Ce village, où se trouvent de petits hôtels-restaurants et un marché, constitue le départ de la voie normale de l'Elbrouz, via son versant sud. Impatients d'entrer dans le vif du sujet nous embarquons sans tarder dans le téléphérique qui nous propulse jusqu'à la station intermédiaire de Krugozor (2950 m), puis à celle de Mir (3450 m). L'endroit est moche, très moche, il n'y a pas d'autre mot. Les déchets s'entassent entre les rochers. Visiblement aucun effort n'est fait pour rendre le lieu agréable et préserver le milieu naturel. Juste à côté, un mémorial a été érigé en souvenir des victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Les alpinistes en doudoune et chaussures d'expé côtoient les touristes en chemisette et sandales. Drôle d'ambiance...
Nous n'en avons pas fini avec les remontées mécaniques, il nous reste un dernier tronçon à effectuer. Mais faut voir le truc : un frêle télésiège monoplace qui disparaît à travers les nuages. Seuls quelques grincements inquiétants viennent rompre un silence de mort. L'état de délabrement de l'installation n'inspire guère confiance... La sécurité précaire des utilisateurs semble être le cadet des soucis des autorités locales, qui attendent vraisemblablement qu'un accident se produise pour moderniser la ligne en question !

Nous sommes déposés à la station de Garabashi, tout près du refuge des Barrels (3780 m). Il y a ici une dizaine de cabanes cylindriques, aux couleurs de la Russie, servant de refuge aux alpinistes. Elles sont disposées autour d'un parvis en béton qui a explosé sous l'effet du gel. Là encore, la dénaturation de la montagne atteint un niveau inquiétant. On peut encore choisir de monter plus haut sans effort, en utilisant les motoneiges. Mais le prix est assez élevé et après tout, nous sommes quand même venus là pour marcher ! Nous entamons donc véritablement notre ascension, par une pente de neige facile. La couverture nuageuse se déchire vite et face à nous les deux sommets de l'Elbrouz rivalisent de splendeur. Nous avons hâte d'y être, tout là-haut, loin du vacarme incessant des motoneiges et autres ratracks ! D'autant plus qu'à cette nuisance sonore s'ajoutent les nombreuses baraques délabrées qui pourrissent dans le secteur et qui contribuent à défigurer encore un peu plus le versant sud de l'Elbrouz... Vite, il faut monter !

Après un petit raidillon nous arrivons au refuge Diesel (4060 m). Nous nous installons quelques mètres plus haut, dans un baraquement plutôt confortable avec couchettes et couvertures. Il y a de plus, à quelques mètres, un autre bâtiment avec une gazinière pour cuisiner. Le moral est excellent, nous tenons une forme olympique.
Cette journée devait, selon notre programme initial, être consacrée à l'acclimatation. Nous devions théoriquement monter jusqu'à Pastukhov Rocks pour habituer nos organismes au manque d'oxygène. Mais puisque nous nous sentons en pleine possession de nos moyens physiques nous décidons, après une brève concertation, de tenter le sommet dès aujourd'hui. Passer de 0 à 5600 mètres d'altitude en une trentaine d'heures, physiologiquement, c'est dur. Nous nous attendons donc à souffrir. Jean-François, pour sa part, était au sommet du Mont Blanc quelques jours auparavant. Il a donc un net avantage sur nous et devrait, selon toute logique, être plus fringant.
Départ à 3h30. Nous nous élevons en rythme dans l'obscurité, à la lueur blafarde des frontales. Henri imprime le juste tempo, lent et régulier, pour ne pas s'essoufler. Il faut à tout prix économiser nos forces, car la journée risque d'être longue ! Le ciel est parfaitement dégagé. Loin au-dessus nous observons sur la pente d'autres alpinistes, les plus paresseux d'entre nous, qui ont été déposés en ratrack à 4700 mètres. Nous remontons une large bande de neige, coincée entre deux échines rocheuses. Une véritable avenue ! L'aube pointe à l'horizon mais le soleil se fait toujours désirer. Il ne fait pas chaud, et nous nous couvrons une fois arrivés à Pastukhov Rocks (4690 m).

Nous assistons ici à un inoubliable lever de soleil sur le Caucase. Les nuages stagnent en vallées, et au-dessus se dressent les grands sommets de cette formidable chaîne de montagne. Sur la frontière géorgienne, située à seulement quelques kilomètres, s'élèvent le Donguz-Orun (4468 m) et son impressionnant versant nord, ainsi que la silhouette du célèbre Ushba (4710 m) surnommé à juste titre le "Cervin du Caucase" tant il est élancé et tant son allure est admirable. Enfin, plus loin à l'est, nous devinons un haut noyau, celui du Dykh-Tau (5205 m) et de la puissante muraille de Bezengi. Pour nous alpinistes, le terrain de jeu semble infini. Nous nous posons immanquablement la question de savoir si, parmi ces puissants glaciers et ces hautes parois, il reste des voies majeures à ouvrir.

Nous repartons en ordre dispersé : Jean-François, plein de globules, relance de plus belle. Henri file également pour ne pas prendre froid. Quant à moi je prends le temps de souffler, de manger un morceau, et de profiter encore un peu de cette vue fabuleuse.
La suite de l'itinéraire monte plein nord, droit vers le sommet oriental de l'Elbrouz. Puis le tracé oblique vers l'ouest en dessinant une grande diagonale. Le parcours est balisé par des petits drapeaux placés tous les vingt mètres. A mesure que nous gagnons de l'altitude, l'effort se fait de plus en plus rude. En ce qui me concerne je sens mon souffle se raccourcir, et ma tête s'alourdir. Je suis obligé de m'arrêter régulièrement pour récupérer. Alors les drapeaux qui jalonnent le parcours deviennent autant de petits objectifs pour progresser par à-coup. Je compte mes pas, et chaque fois je me force à en faire cinquante avant de m'offrir une halte.

La trace est de plus en plus en dévers. Les crampons sont indispensables mais le piolet, comme je l'avais pressenti, n'est pas nécessaire. Deux bâtons suffisent amplement pour s'équilibrer et se donner du rythme. Je contourne par la gauche le sommet oriental et, à 5350 mètres, je découvre enfin le véritable objectif : le sommet ouest, dont la pyramide de neige finale est à peine décelable à l'arrière-plan. Un passage à flanc me permet de rejoindre mes deux acolytes au niveau du Saddle (5416 m), le grand col qui sépare les deux sommets de l'Elbrouz. La suite promet quelques réjouissances : la pente semble bien raide ! Rien que d'y penser, je suis déjà tout essouflé !

Nous repartons pour ce qui est la dernière phase de l'ascension. Comme prévu, ça monte raide, mais le tracé est bon et il est même équipé d'une corde fixe dans un passage déversant. Je monte à mon allure, laissant filer mes coéquipiers sur qui la haute altitude ne semble pas avoir d'emprise. Comme souvent, l'altimètre est une bonne source de motivation. Il grimpe inexorablement et, ayant encore suffisamment de lucidité pour faire du calcul mental, je sais que la délivrance est pour bientôt.
Je débouche sur le plateau final. Le sommet est là, tout proche. J'aperçois mes camarades en haut. Voilà qui me donne un regain d'énergie, c'est le coup de fouet dont j'avais besoin ! Je me dépêche d'aller les rejoindre, et nous nous étreignons au sommet de l'Elbrouz (5642 m), la plus haute montagne d'Europe !

Quel bonheur d'atteindre un sommet si prestigieux ! Bonheur partagé qui plus est, avec mes deux amis qui ont comme moi la sensation que notre expédition ne pouvait pas mieux se dérouler. Atteindre le sommet en seulement deux jours, dans des conditions absolument parfaites (pas de vent, pas froid, pas de nuages), beaucoup en rêveraient ! Nous restons là à profiter de ce moment si particulier. Au nord s'étend à perte de vue la vaste Russie. Au sud les nuages jouent avec les reliefs escarpés du Caucase. Des montagnes inconnues s'élèvent au loin. Qui donc, nous nous le demandons, va gravir ces sommets isolés et sauvages ?

Nous prenons des clichés près de la petite borne rocheuse, décorée de multiples fanions, qui marque la cime. Et il est déjà temps de redescendre. Libérés et heureux, nous filons à grandes enjambées vers le Saddle. Le retour est l'affaire de deux petites heures, dans des pentes de neige où nous pourrions presque courir.
Il est 15h lorsque nous revenons à notre base. Difficile, dans l'après-midi, de résister à la tentation d'une sieste, pour nous remettre de tous ces efforts et de toutes ces émotions. La fatigue est là, et la soirée, même si elle a le goût du devoir accompli et que les sourires sont sur toutes les lèvres, ne s'éternise pas.
Après une longue nuit réparatrice nous plions nos affaires et repartons vers la vallée. Nous faisons la descente tranquillement, en nous retournant sans cesse pour nous délecter d'une vue magnifique sur l'Elbrouz, tout étincelant sous sa carapace glaciaire. Une fois encore, la journée est splendide, le soleil brille de mille feux. Une sérénité de courte durée, car le retour à la civilisation est du genre brutal : les touristes qui crient, les ratracks qui vrombissent et crachent de la fumée comme une cheminée du Potemkine, les motoneiges qui jouent un balai assourdissant... Dur retour à la réalité des Hommes !

Aux Barrels l'agitation règne. Plus bas c'est encore pire. Nous ne nous attardons pas en ces lieux qui font offense à la montagne telle que nous la concevons. C'est à Azau que nous arrosons comme il se doit notre succès. Le soir, dans notre hôtel de Cheget, nous avons même droit à la remise d'un certificat attestant que nous avons atteint le sommet de l'Elbrouz... C'est une délicate attention de la part de l'agence, mais notre bonheur est loin, très loin, de résider dans ce futile bout de papier. Non, ce que nous garderons avant tout, ce sont les images et les sensations vécues lors de notre ascension.
Après cette virée express sur le "Toit de l'Europe" nous disposons de quelques jours pour arpenter le secteur. Nous voulions monter au pic de Cheget, un modeste sommet qui domine la vallée, traditionnellement gravi en prélude à l'Elbrouz pour la phase d'acclimatation, ainsi que pour le joli recul qu'il offre sur ce dernier. Mais l'accès à ce sommet vient d'être interdit par l'armée, du fait de sa proximité avec la frontière géorgienne. Les relations entre les deux pays semblent tendues, et les militaires sont en permanence sur le qui-vive.

Nous partons donc vers un autre endroit, plus à l'est. Nous sommes accompagnés par trois membres de l'agence (une véritable escorte !) qui nous aident à franchir le poste militaire barrant l'accès à la vallée d'Adil-Su. Nous avions par précaution demandé à l'agence, quelques mois auparavant, le "border zone permit". Un document qui s'avère indispensable aujourd'hui pour approcher certaines zones frontalières. Les contrôles se multiplient car le grand œil moscovite, à demi endormi il est vrai, doit toujours savoir où vous êtes ! Après avoir esquivé le regard soupçonneux des militaires armés, et s'être enregistrés au poste de secours, nous remontons en voiture une piste à toute allure, manquant d'écraser les troupeaux au passage. Dans une épingle nous tombons sur une vieille batterie d'artillerie, datant de la Seconde Guerre Mondiale, aujourd'hui utilisée pour déclencher des avalanches préventives.
Notre escorte nous dépose à Djantugan (2270 m), un camp regroupant des alpinistes et randonneurs venus de tous horizons. Nous lançons illico les hostilités et attaquons une pente très raide par un bon sentier, gagnant vite de l'altitude dans les prairies. Dans notre dos s'étire une impressionnante barrière de sommets, culminant jusqu'à 4300 mètres à l'Ullukara, avec de nombreux glaciers suspendus, des arêtes vertigineuses, des parois insurmontables... Juste derrière se trouve l'Ushba, qui lui, reste empêtré dans un nuage. Le glacier Bashkara s'écoule en séracs et crevasses béantes jusqu'à Green Hotel. Nous découvrons un camp d'altitude, à 3310 mètres, avec une dizaine de tentes. Nous sommes étonnés de voir autant de monde dans un endroit pareil ! Nous poursuivons notre effort en montant vers le nord, croisant des hordes de bouquetins du Caucase qui nous observent de toute leur insouciance. Sur le sentier nous trouvons des balles de fusil, triste signe que cette région était, il y a peu de temps encore et peut-être à nouveau bientôt, le théâtre de violents combats.

Nous gravissons une crête rocheuse pour atteindre un large col à 3730 mètres d'altitude. Sur la droite notre objectif semble tout proche, mais le terrain est instable. La roche ne tient pas en place et il faut rester vigilant dans les quelques passages requérant l'usage des mains. Nous débouchons finalement près du sommet du Kurmychi (4050 m), auquel nous accédons par une jolie arête de neige. Le ciel est assez encombré, mais le panorama reste de toute beauté, notamment côté sud. Nous installons notre tente quelques mètres en contrebas, en haut du glacier du versant nord. Puis nous savourons la soirée. La lumière décline lentement, les nuages virevoltent, créant une nouvelle ambiance à chaque instant. L'Elbrouz se dévoile quelques secondes, entre deux nuages, au crépuscule d'une mémorable journée.
Réveil difficile, la tête dans les nuages. Nous nous voyons ainsi privés du lever de soleil sur l'Elbrouz, que nous étions pourtant venu chercher. Dommage... Nous bouclons nos sacs et reprenons le chemin de la civilisation. La descente est longue et cassante. Nous dévalons d'une traite les 1800 mètres de dénivelé pour retrouver la verdure de la vallée, puis le confort de notre hôtel où nous attend Jean-François, qui lui, a exploré le fond de la vallée de Baksan.
C'est notre dernier jour dans le Caucase. Nous ne bénéficions pas d'un temps suffisant pour effectuer une autre ascension, alors nous prenons la route du retour vers la France. Nous faisons une halte à Piatigorsk, une grande ville thermale nichée au pied du mont Machouk, à l'écart de la chaîne principale du Caucase. Rien de bien intéressant à voir ici, si ce n'est la statue magistrale de Lénine, veillant sur toute la cité, datant d'une sombre époque où les Russes avaient les moyens de faire dans la démesure... Un compte à rebours nous rappelle aussi que, dans quelques mois, auront lieu près d'ici les Jeux olympiques d'hiver de Sochi, sur fond de tension politique et de menace terroriste.

Puis nous voilà à l'aéroport de Mineralnye Vody, à attendre plusieurs heures, pour finalement embarquer dans un avion qui aura toutes les peines du monde à décoller. Henri nous quitte, son avion pour Moscou ne partant que le lendemain. Après une expédition lointaine, le retour au pays est toujours appréciable. Jean-François et moi nous séparons à Nice, en nous promettant d'échafauder d'autres projets ensemble. Notre différence d'âge n'a jamais été un problème, au contraire même, elle a permis à chacun de s'enrichir de l'autre génération. Et puis, notre passion nous rassemble, nos objectifs respectifs se rejoignent. Je lui prodigue quelques conseils pour l'Aconcagua, qu'il souhaite retenter. Lui me donne de précieuses infos sur d'autres montagnes du monde qu'il a gravi et où je compte bien me rendre dans les années à venir : Kilimandjaro, Lénine, Ararat, Cotopaxi, Sajama...
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