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GALDHØPIGGEN (2469 m) - Versant nord
Septembre 2013, Jotunheimen, Norvège
Le Galdhøpiggen est le sommet le plus élevé de Norvège et d'Europe du Nord avec 2469 mètres d'altitude. Il se trouve dans la chaîne du Jotunheimen, au centre du pays, et fait partie de la commune de Lom dans le comté d'Oppland.
 
La montagne peut être gravie soit par sa crête est depuis Spiterstulen, par une randonnée techniquement facile mais assez longue, soit au départ de la station de ski de Juvasshytta. L'itinéraire traverse alors le glacier Styggebreen pour aborder les pentes finales menant à la cime. La toute première ascension de ce "Toit de la Scandinavie" a été réalisée en 1850 par Arnesen, Flaaten et Sulheim. Sur la cime du Galdhøpiggen un petit refuge a été construit. En été on y vend boissons fraîches et souvenirs, car à cette période de l'année il n'est pas rare de trouver des centaines de randonneurs au sommet.

Le Galdhøpiggen a dû lutter pour obtenir son titre de point culminant, car il fut longtemps en compétition avec le Glittertind, une montagne voisine dont le sommet glaciaire a fini par perdre de l'altitude du fait du réchauffement climatique.
Galdhøpiggen
Galerie photos
Récit du périple
En chemin vers le Galdhøpiggen
Jour 2 : Ascension du Galdhøpiggen (2469 m)
Jour 3 : Kayak au fjord de Geiranger
Kayak dans le fjord de Geiranger
Jour 4 : Visite de Bergen
Bergen, ville construite par le feu et les guerres, "by night"
Jour 5 : Escalade à Helleneset
Jour 6 : Bivouac à Preikestolen
Bivouac à Preikestolen
Jour 7 : Vertige à Kjerag
En équilibre précaire sur le bloc de Kjerag...
Jour 8 : Traversée du Télémark
Stavkirke de Heddal
Escalade à Helleneset
Jour 1 : Visite d'Oslo
A peine débarqués de l'aéroport de Moss Rygge, nous prenons la route pour rejoindre en une petite heure la capitale norvégienne, Oslo. Le ciel est radieux, c'est l'occasion d'arpenter tranquillement les rues de la ville en visitant les endroits les plus remarquables : rådhuset, domkirke, stortinget, slottet, aker brygge, akershus... En début de soirée nous retrouvons mon ami Mario à Sentralstasjon, et voilà toute l'équipe réunie autour d'un verre, pour fêter le début de ce "road trip" si prometteur.

Nous roulons une bonne partie de la nuit, via Jessheim, Hamar, puis la ville olympique de Lillehammer. C'est finalement près de Vågåmo que nous nous arrêtons, pour s'offrir quelques heures de sommeil sur une aire de repos. Nous voilà dans le dur, dès notre première nuit en Norvège !
Le lendemain matin nous passons par Lom puis nous montons à Juvasshytta, une petite station de ski située à 1840 mètres d'altitude au cœur du massif du Jotunheimen, dans le comté d'Oppland. Le cadre est splendide. Un glacier vient s'effondrer en séracs dans un lac. De récentes chutes de neige magnifient le décor et nous obligent à nous équiper en conséquence. C'est avec de bonnes chaussures de randonnée que nous partons à l'assaut du Galdhøpiggen, le point culminant de la Norvège et de toute l'Europe du Nord !
Nous dépassons les remontées mécaniques pour entrer dans un espace plus sauvage. Notre objectif du jour se dévoile lentement, tout étincelant de neige fraîche. Dans l'euphorie qui nous anime, la marche d'approche est vite expédiée. Déjà nous abordons le glacier Styggebreen, devançant de quelques minutes un groupe d'une cinquantaine de personnes. Pour la tranquilité, c'est raté. Une fois équipée, notre cordée de cinq progresse à vive allure. Quelques crevasses viennent rompre la monotonie du tracé et nous rappeller que nous sommes bien en haute montagne. La prudence reste donc de mise.

Nous quittons le glacier et empruntons désormais un petite crête mixte. Rien de bien difficile, mais le terrain, glissant par endroits, nous oblige à rester vigilant. Vient ensuite le plan incliné final, qui nous mène droit à la cime. Nous voilà déjà au sommet du Galdhøpiggen (2469 m), le toit de la Scandinavie !

La présence de dizaines de randonneurs témoigne de la notoriété des lieux. Il faut dire que cette ascension est accessible à tous, et que le panorama vaut son pesant d'or. Tout autour de nous ce ne sont que sommets et glaciers immaculés. Le tout baigné d'une ambiance propre aux régions polaires : une impression d'espace, d'horizon lointain et mystérieux. Une idée de l'infini, en quelque sorte. Face à nous, de l'autre côté de la vallée de Spiterstulen, s'élève le Glittertind. Une montagne qui, lorsqu'elle était encore vêtue de son capuchon de glace, était le point culminant du pays. Mais depuis, réchauffement climatique oblige, le Galdhøpiggen lui a ravi ce titre.
Nous nous restaurons au sommet et savourons ces beaux moments entre amis. Les minutes s'égrènent, dans un bonheur total et une atmosphère des plus conviviales. La descente est effectuée au pas de course, sous un mince drapé nuageux. Le soleil, qui dessine un somptueux halo dans le ciel voilé, ne fait que nous effleurer.

De retour à la voiture, nous reprenons notre aventure à la découverte des paysages de Norvège, en mettant désormais le cap à l'ouest, en direction de la côte. Nous faisons une halte pour la nuit près de Heggebotn. Nous installons un joli campement en lisière de forêt, près d'une rivière. Après une séance de slackline, la soirée se termine dans la bonne humeur générale, autour d'un agréable feu.
La réputation de Geiranger n'est plus à faire : c'est le plus beau fjord de Norvège. Situé dans la région de Sunnmøre et la municipalité de Stranda, le site a récemment été classé par l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial. Quoi de mieux alors, pour explorer cette merveille de la nature, qu'une balade en kayak ?
Nous prenons place à bord de nos frêles embarcations. En ce début d'automne, nous sommes absolument seuls, le fjord est à nous le temps d'une journée... Nous pagayons paisiblement, les yeux ecarquillés. De chaque côté du bras de mer se dressent de hautes montagnes. Le décor est l'un des plus somptueux qu'il nous ait été donné de voir. Les eaux du fjord abritent des méduses et de nombreuses étoiles de mer. De temps à autre, nous voyons émerger l'aileron d'un dauphin. Difficile d'approcher ces fascinantes créatures, qui plongent dans les profondeurs aux moindres remous. Nous effectuons la pause repas sous les Seven Sisters, de magnifiques cascades chutant de hautes falaises. Puis nous rejoignons la rive opposée pour une petite randonnée. Un tracé escarpé nous amène alors 250 mètres plus haut, à la ferme Skageflå, une bâtisse magnifiquement placée. Et dire que des gens ont vécu ici, avec ce panorama fabuleux en guise de tableau quotidien !

De retour sur la terre ferme, nous reprenons la voiture et entamons une longue pérégrination en direction du sud, à travers les montagnes et les fjords de la côte ouest. Nous dénichons un endroit propice pour poser notre campement, au bord du Jølstravatnet. Nous passons une fois encore une très belle soirée, blottis près du feu.
L'océan Atlantique découpe profondément la côte ouest du pays, formant de nombreux fjords qui pénètrent dans les terres sur des centaines de kilomètres. Pour franchir ces obstacles naturels il n'y a guère qu'une solution : les ferries. A intervalle régulier, il faut embarquer sur ces navires, garer le véhicule à la cale, et sortir quelques minutes si l'on souhaite profiter du paysage ou prendre une collation.
Le fait de franchir le fjord de Sogn nous ouvre les portes de Bergen, la majestueuse cité bordant la mer de Norvège. La ville est surtout connue pour les couleurs bigarrées de son port hanséatique, et pour son marché aux poissons. Pour jouir d'une vue d'ensemble nous prenons place dans le Fløibanen, un funiculaire qui permet d'accéder sans effort au sommet du mont Fløyen. Puis, après nous être délecté du panorama, nous en redescendons à pied, au soleil couchant, au milieu des joggeurs. Les Norvégiens (et plus encore les Norvégiennes...) semblent être des gens très sportifs. Nous clôturons cette journée par une promenade dans cette ville au charme sans pareil, où il fait manifestement bon vivre.
Une grande séance de couenne est à l'ordre du jour, sur le joli spot d'Helleneset, situé en bord de mer, à quelques encablures au nord de Bergen.
Le site est adapté à des pratiquants de tous niveaux. Nous nous échauffons sur des voies en 4, avant d'enchaîner sur du 5 puis sur des tracés plus sérieux dans le 6ème degré de difficulté. Quel plaisir de grimper dans un lieu si apaisant, en évoluant sur du bon granite, avec aux oreilles le clapotis perpétuel des vagues heurtant les récifs ! Le pied des voies est confortable, le rocher est d'une qualité excellente, et le soleil est au rendez-vous, une fois encore... Nous n'en revenons pas d'être aussi chanceux, car la région est réputée pour être l'une des plus pluvieuses en Europe. Dans notre dos, là où s'étend le fjord de Hjelte, c'est la valse des pêcheurs de saumon et autres ferries touristiques.
Nous plions nos affaires en fin d'après-midi, alors que le ciel s'assombrit. Une longue route nous sépare de notre prochaine destination, alors nous ne pouvons nous permettre de trop nous attarder. Nous poursuivons donc notre périple vers le sud, à travers les fjords de Bjørna et de Skudenes. Deux nouvelles traversées en bateau, puis une troisième peu après Stavanger. Le tout magnifié par les derniers rayons du soleil.

Nous arrivons finalement près du village de Hollesli, à la nuit tombée. Nous suivons une petite route qui s'élève dans les bois. Quelques kilomètres plus loin, nous voilà au point de départ de la plus célèbre randonnée de Norvège...
Il est environ minuit, le parking est désert. Alors que nous grignotons quelques gâteaux, et que chacun se dit que nous aurions bien besoin de repos, il vient à Stéphane une idée incongrue : partir là, tout de suite, et effectuer l'ascension dans le noir total pour aller dormir sur la célèbre falaise de Preikestolen ! La proposition me séduit immédiatement. Et puisque j'ai la chance d'être accompagné par des gens ne rechignant à aucun effort, pourquoi ne pas réaliser des choses qui sortent complètement de l'ordinaire ?
Ni une ni deux, les sacs sont bouclés, et nous nous mettons en marche. A la lueur des frontales nous nous élevons dans l'obscurité sur un magnifique chemin aménagé de pierres. Le tracé est très net, il est par conséquent impossible de s'égarer, même avec une visibilité réduite. Le chemin dessine quelques lacets serrés pour surmonter un raidillon. Derrière nous s'étendent les lumières de Sandnes et du port de Stavanger. Nous franchissons un col peu marqué, passons près d'un étang, puis parcourons de vastes dalles de rocher pour arriver à un embranchement. Là, deux chemins mènent à Preikestolen. Le premier, qui longe la falaise, est sans conteste le plus élégant, mais nous préférons garder cela pour le retour, demain, quand il fera jour. Nous optons donc pour le second itinéraire, celui qui passe par la colline. Après s'être élevés d'une centaine de mètres nous en atteignons le sommet. Il faut maintenant redescendre de l'autre côté, chose pas si simple compte tenu de la complexité du terrain et de la présence de nombreuses barres rocheuses. Finalement, au flair, nous nous frayons un chemin jusqu'au bord de la falaise. Nous y voilà. Preikestolen. Un mot qui signifie "la chaire". Sa forme mais aussi le fait que des sacrifices y auraient été pratiqués expliquent ce nom.
Dans le noir complet, pas facile de juger de la démesure des lieux. Demain, nous y verrons plus clair. Alors, en attendant, nous installons notre bivouac à quelques mètres du précipice. Le vent souffle violemment et nous devons prendre garde de ne rien lâcher, pour ne pas voir notre matériel s'envoler... Nous nous allongeons du mieux possible sur le rocher, et la fatigue aidant nous ne tardons pas à nous assoupir, là, perchés en plein ciel, avec la voie lactée pour seule couverture.

La nuit est courte et rude, car nous sommes sans cesse réveillés par des rafales cinglantes. C'est au petit matin que la récompense est donnée, car l'ambiance est dantesque : l'aube pointe à l'horizon, à travers un banc de nuages. Les rayons du soleil peinent à percer mais cela suffit à réchauffer nos carcasses congelées.

Nous nous levons et enfin nous découvrons ce qui nous entoure : nous sommes postés sur Preikestolen, une gigantesque falaise qui s'avance comme une proue au-dessus des eaux du fjord de Lyse. La paroi plonge verticalement, sur une hauteur de 600 mètres, soit le double de la Tour Eiffel ! Inutile de vous dire que la sensation de vertige est phénoménale. Chacun y va alors de son petit jeu dangereux, à s'asseoir au bord du précipice, à y passer la tête... Ce ne sont pas les (mauvaises) idées qui manquent, c'est plutôt le cran pour les réaliser !

Après avoir bien profité de l'endroit, nous nous lançons dans la descente. Nous découvrons alors les paysages que nous avions manqué à l'aller.
Un long détour en voiture nous conduit sur le côté opposé de ce même fjord, près du village de Lysebotn. Il y a là une autre randonnée incontournable en Norvège, celle menant au bloc coincé de Kjerag. Pour notre groupe l'objectif est double : d'une part découvrir ce joli secteur, et d'autre part permettre aux "highliners" de la bande de se confronter à l'un des spots les plus terrifiants de la planète...

Nous partons avec des sacs bien chargés. Au matériel de bivouac s'ajoute tout l'équipement de highline : poulies, cordes, slack, etc... La marche d'approche est de toute beauté et ne comporte aucune difficulté. L'itinéraire franchit deux petits vallons suspendus avant de rejoindre une large crête rocheuse. Des balisages évidents sont là pour nous indiquer la voie à suivre dans ce dédale de pierre. Nous poursuivons en traversée vers l'ouest, face au soleil qui déjà s'approche de la ligne d'horizon. Alors que la lumière ne cesse de décliner nous arrivons enfin à Kjeragbolten. Le bloc, lourd de plusieurs tonnes, est coincé entre deux immenses parois, au-dessus de plusieurs centaines de mètres de vide. Un accès facile permet de se poster sur le rocher. Sensation garantie, car il n'y a que très peu d'espace en haut et le moindre faux pas serait fatal !
Après l'inévitable séance photo, nous poursuivons notre chemin en tirant encore un peu plus à l'ouest. Il nous faut désormais explorer la zone pour trouver "baseline", une ligne de highline rendue célèbre par le film "I believe I can fly". Avec l'aide d'une photo nous finissons par repérer les spits. C'est le bon endroit ! Seulement il est tard, alors nous installons notre camp à proximité. Avant de s'abriter dans nos duvets, nous admirons un fabuleux crépuscule sur le fjord de Lyse. Un instant qui restera gravé dans nos mémoires !

Les heures qui suivent comptent parmi les plus éprouvantes que j'ai vécu. La faute à un matériel de bivouac inadapté : une tente vieille et fragile, qui se déchire en pleine nuit sous les assauts répétés du vent. Je me retrouve donc malgré moi à la belle étoile, emberlificoté dans des lambeaux de tente.

Au petit matin le vent est démentiel. Impossible dans ces terribles conditions de tendre la slack au-dessus du précipice. Le projet "highline", qui devait clôre en beauté notre séjour, est abandonné. Voilà qui est fort dommage, frustrant même, car cela aurait été la cerise sur le gâteau... Nous plions tant bien que mal nos affaires et repartons vers la civilisation. Durant la marche de retour nous devons lutter contre de puissantes bourrasques, qui manquent à chaque fois de nous déséquilibrer. La progression en devient un peu pénible, mais au milieu d'un tel décor, comment pourrions-nous nous plaindre ?
Long, très long retour vers Oslo, à travers le comté de Télémark. Là encore nous découvrons des paysages magnifiques. Nous sommes époustouflés par tous ces petits villages nichés près des lacs, au creux des montagnes sauvages. Il n'y a qu'à ouvrir les yeux pour constater que la Norvège regorge de mille trésors.
En passant près de Notodden nous faisons une halte pour admirer la stavkirke de Heddal. Il s'agit de la plus belle église en bois debout du pays. Edifié vers 1250, le bâtiment dispose de portes sculptées avec des motifs floraux, d’animaux et de formes humaines que l’on pourrait qualifier de fantastique.

Nous passons ensuite la soirée dans la capitale. Nous arrosons comme il se doit la fin d'un "road trip" qui a décidément tenu toutes ses promesses. La météo, qui était au départ l'une des nos principales craintes, nous a gâté presque jusqu'au bout. Et la splendeur des paysages a dépassé toutes nos espérances !

Nous passons notre dernière nuit sur le sol de l'aéroport de Moss Rygge. Confort zéro, mais nous en avons pris l'habitude ! Ainsi se termine notre virée au Royaume de Norvège, la terre des Vikings. Un pays d'exception, où il me plairait de vivre, tant il semble rimer avec prospérité.
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