Team Expé
escalade... Sur ce site internet dédié à nos aventures vous trouverez des récits complets, des photos, des vidéos et diverses informations concernant toutes les expéditions que nous avons réalisées à ce jour dans le monde entier. Bonne visite !
est un groupe né en 2009 et formé par des passionnés des activités de montagne : expédition, alpinisme, randonnée, trekking,
Le
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Six ans que je n'avais pas mis les pieds dans le massif du Gran Paradiso. Un curieux désintérêt de ma part, puisque ce bijou transalpin propose tout un éventail de montagnes d'une catégorie que j'apprécie particulièrement : celles qui sont hautes, belles, disons remarquables à tout point de vue, mais dont on n'entend jamais parler. En tête de cette liste on trouve la Grivola, et pas loin derrière, la Grande Rousse. Cette dernière s'élève en marge des itinéraires connus, sur la grande ligne de crête séparant le Valgrisenche du val de Rhêmes.

Je pars d'Usselières, au bout du lac de Beauregard, pour m'élever dans une fôret jusqu'à l'alpage du Mont Forclaz. Puis le sentier remonte des prairies et une moraine pour atteindre le bivouac Ravelli, au pied de la face ouest. J'analyse la suite du parcours pour finalement opter pour un passage en bordure du glacier, les couloirs et barres rocheuses situés plus à gauche ne m'inspirant guère. L'ascension n'est pas évidente, et vers 3250 mètres un petit mur en glace ne me fait pas regretter d'avoir emmené mes deux piolets techniques. J'accède ainsi au col de la Grande Rousse, où le panorama explose sur tout le reste du massif, avec le Gran Paradiso qui s'impose en patron des lieux.
GRANDE ROUSSE (3607 m)
Août 2013, Face O
Massif :
Pays :
Date :
Dénivelé :
Horaire A-R :
Cotation :
Avec :
Conditions :
Itinéraire :
Départ :
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Gran Paradiso (Alpes)
1 Août 2013
1670 m
9h40
PD+
seul
Bonnes
Face O
Usselières (1810 m)
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Engagement :
II
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Italie
L'arête finale est très aérienne. J'hésite un moment à m'y engager, tellement elle fait forte impression... Dans ma tête une petite voix me dit qu'il n'est pas bien raisonnable de faire cela sans corde, mais après avoir pesé le pour et le contre, la passion l'emporte sur la sagesse : je me lance ! Il y a un pas où je retiens mon souffle, en équilibre sur une dalle, au-dessus de 500 mètres de vide surplombant. Les prises sont bonnes, fort heureusement. Mais dans ces moments les doigts se crispent, les jambes tremblent, on sent l'adrénaline envahir son corps. Le cœur s'emballe mais le temps, lui, s'est comme arrêté. L'instant est suspendu, la concentration, extrême. Une fois l'obstacle franchi la tension redescend, et alors on se sent plus vivant encore, d'avoir à ce point fleurté avec la mort.

Je reste un moment au sommet pour célébrer cette belle ascension, sauvage et engagée. Mais très vite le stress reprend le dessus : je dois à nouveau affronter, à la descente, tous les passages délicats que j'ai franchi avec brio. En gardant à l'esprit qu'en montagne, la grande majorité des accidents (80% environ) surviennent à la descente, lorsqu'on est plus fatigué, moins concentré. Ce n'est qu'une fois revenu au bivouac, deux heures plus tard, que je peux sereinement faire une pause "pain-fromage-saucisson" comme j'en ai l'habitude ! Un dernier moment de plénitude, avant de quitter ce joli espace de haute montagne, où je n'ai pas croisé âme qui vive, et rejoindre les nombreux promeneurs montant vers le refuge de l'Epée.
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