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HVANNADALSHNJÚKUR (2109 m) - Versant sud
Juillet 2014, Vatnajökull, Islande
Le Hvannadalshnjúkur, en français le "pic de la Vallée des Angéliques", est une montagne d'Islande culminant à 2109 mètres d'altitude, ce qui en fait le point culminant du pays. Inclus dans le parc national de Skaftafell, il en est l'un des symboles.

La montagne constitue le rebord nord de la caldeira d'Öræfajökull, remplie par le glacier du même nom qui s'en échappe en donnant naissance à de nombreuses langues glaciaires secondaires qui tombent en séracs le long de ses flancs pentus. Le flanc ouest du Hvannadalshnjúkur domine le hameau de Svínafell tandis que son versant nord, beaucoup plus abrupt, surplombe les séracs du glacier Svínafelljökull. En 2005, de nouveaux calculs ont abaissé sérieusement l'altitude de la montagne qui est alors passée de 2219 à 2109 mètres d'altitude.

Sveinn Pálsson, physicien et naturaliste islandais, fut le premier à atteindre le sommet en 1794. L'ascension n'est pas difficile techniquement mais elle nécessite l'usage d'un matériel adéquat pour la progression sur glacier. Le dénivelé à effectuer est conséquent puisque le départ se fait quasiment au niveau de la mer, celle-ci étant toute proche.
Hvannadalshnjúkur
Galerie photos
Récit du périple
Vik : sa chapelle, sa plage, ses récifs !
Icebergs à la dérive sur le lagon glacé, Jökulsárlón
Jour 2 : Jökulsárlón, le lagon glacé
Jour 3 : Ascension du Hvannadalshnjúkur (2109 m)
Le versant ouest du Hvannadalshnjúkur
Le majestueux final du Hvannadalshnjúkur
Jours 4 et 5 : Traversée du Landmannalaugar
Les couleurs de la "Montagne Flamboyante"
Strokkur, le plus célèbre des geysers islandais
Jour 6 : Le "Golden Circle" : Geysir, Gullfoss, Þingvellir
Jour 7 : Visite de Reykjavik
Les vapeurs de Blue Lagooon
Jour 8 : Tentative à l'Eyjafjallajökull (1666 m)
Jour 9 : Blue Lagoon
Jour 1 : Vik et la côte sud
L'Islande. Le nom à lui seul suffit à faire rêver. Quelle terre pleine de mystères ! On en entend très rarement parler dans les médias, à croire que ce pays est en dehors de notre monde. Cet état insulaire, littéralement "terre de glace", à la dérive quelque part entre le Groenland et la Norvège, se trouve à cheval sur la dorsale médio-atlantique séparant les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine, ce qui lui confère une forte activité volcanique. La proximité du cercle arctique lui vaut également d'abriter de vastes étendues glaciaires. Un cocktail explosif qui vaut à l'Islande le surnom de "Terre de feu et de glace".
Minuit, le 3 Juillet 2014. Nous débarquons à Keflavik, l'aéroport international situé à quelques encablures de la capitale, Reykjavik. Il fait jour, car en été le soleil ne se couche jamais ici. Disons, pour être exact, qu'il disparaît légèrement derrière l'horizon, mais le ciel reste toujours lumineux. A notre arrivée il pleut, et il souffle un vent violent. Quel accueil sinistre ! Espérons que ce ne soit pas de mauvaise augure pour la suite du périple...

Une fois le 4x4 loué, nous filons en direction de l'est. Le décor est désertique. Tout autour de nous le terrain très chaotique semble avoir été soulevé par je ne sais quelles forces, créant des fractures et des reliefs torturés. Une certaine idée de la fin du monde. Ou de son commencement, allez savoir.

Nous passons à proximité de Reykjavik puis nous nous engageons sur la route n°1, celle qui fait le tour de l'île. Une première halte nous permet de découvrir Seljalandfoss, une magnifique cascade dont on peut faire le tour par un sentier. Un peu plus loin nous admirons Skógafoss, une chute d'un tout autre calibre. En quelques minutes nous montons par un chemin aménagé jusqu'au dessus de la cascade. Le débit est impressionnant. La météo s'améliore à mesure que nous longeons la côte sud, et c'est sous un soleil radieux que nous atteignons Vik en fin de matinée.
C'est un petit village de 300 âmes, regardant l'océan. L'endroit est connu pour sa plage de sable noir, et pour ses récifs volcaniques appelés Reynisdrangar qui gisent là tels un trois-mâts échoué sur les hauts fonds. Pour nous dégourdir les jambes nous montons en courant sur la colline qui domine cette bourgade au charme certain. Puis nous nous offrons une sieste près de l'église avant de nous installer au camping, où nous retrouvons comme convenu Aurélie et Thomas, deux amis montpelliérains venus eux aussi à la découverte des merveilles de l'Islande.
Un arc-en-ciel se dessine au-dessus de Vik alors que nous plions nos affaires. Nous ficelons tant bien que mal nos bagages sur le toit pour pouvoir rentrer à 5 dans notre petit 4x4. Et nous reprenons le chemin de l'est ! Le décor change pour faire place à une immense plaine dans laquelle la route trace de grandes lignes droites. Puis après une centaine de kilomètres nous approchons des reliefs escarpés : le promontoire de Lómagnúpur, puis les véritables montagnes entourant Skaftafell. Il y a là de gigantesques langues glaciaires provenant de la calotte du Vatnajökull qui viennent mourir près de la côte. Grandiose, une fois encore ! Nous poussons un peu plus loin, contournant le Hvannadalshnjúkur, plus haut sommet du pays que nous tenterons de gravir demain, pour arriver à un lieu fantastique : Jökulsárlón, le lagon glacé.

Le front glaciaire du Breiðamerkurjökull, par sa fonte, donne naissance à un lac sur lequel dérivent des icebergs. Ce paysage constitue l'une des principales attractions de l'Islande. Difficile de décrire ce que nous ressentons à ce moment là, devant une telle merveille de la nature.

Nous nous promenons sur la plage, jouant comme des gamins entre les blocs de glace. Puis j'effectue un tour en zodiac dans le lagon, pour m'approcher de la chute de séracs qui alimente le bassin. Une virée fantastique, dans un décor fascinant, qui restera longtemps gravée dans ma mémoire !
Nous nous installons au camping de Skaftafell. En soirée nous montons sur les flancs du Kristinartindar, la montagne qui domine le camp. Nous découvrons au passage Svartifoss, une splendide cascade enfermée dans un amphithéâtre d'orgues basaltiques. Un peu plus haut, postés sur la colline de Skerhóll, nous assistons à un fabuleux coucher de soleil derrière les reliefs du secteur. La journée se termine comme elle avait commencé : en apothéose !
La matinée est pluvieuse, mais le ciel finit par se dégager et nous décidons de tenter l'ascension du Hvannadalshnjúkur, le point culminant de l'Islande. Pour cela nous rejoignons Sandfell, une ancienne bergerie où se trouve le départ de l'itinéraire. Il est déjà tard (midi passé), une heure peu habituelle pour débuter une ascension (surtout de ce calibre : 2000 mètres de dénivelé !) mais peu importe, car ici nous ne pouvons pas être surpris par la nuit. Nous avons l'éternité devant nous pour atteindre le sommet !

Nous nous équipons et commençons à nous élever par un bon sentier sur des pentes raides. Je laisse mes compères mener le train et nous débouchons vite sur un plateau rocailleux depuis lequel le sommet est visible au loin, au très loin ! Puis nous atteignons par une moraine l'entrée du glacier, vers 1000 mètres d'altitude. Nous sortons crampons, piolets et cordes pour aborder ce terrain qui semble particulièrement crevassé. Mais à peine sommes nous lancés que l'Islande nous joue son tour habituel : la météo vire brusquement. Les nuages envahissent le ciel et la neige commence à tomber... Incroyable la vitesse à laquelle tout s'est détérioré !
Têtus que nous sommes, nous poursuivons tout de même notre effort dans des conditions dantesques. Prisonniers des nuages, nous progressons en aveugle en suivant un semblant de trace qui ne paraît mener nulle part... Mais où sommes-nous ? Et où allons-nous ? Vers 1600 mètres la situation atteint un seuil critique : nous sommes en plein "white out", nous ne voyons pas à deux mètres, les nuages et le sol se confondent en un écran blanc qui nous fait perdre tout sens de l'orientation. J'avance très prudemment, essayant de déceler le moindre indice, les variations de pente notamment. Je sonde le sol avec mon bâton, jusqu'à ce que celui-ci perce un pont de neige et disparaisse subitement dans une crevasse. Ouf ! Un pas de plus, et c'était moi qui tombait dans le piège !

Ce gouffre nous barre désormais la route. A gauche comme à droite ce n'est pas mieux, le terrain est miné ! Ne voyant plus aucune solution, et sachant que le sommet est encore loin, nous prenons la sage décision de faire demi-tour. Dépités comme jamais, nous revenons sur nos pas, le moral au plus bas. Dans la descente, alors que nous faisons une pause repas, survient un nouveau changement brutal de météo : les nuages tirent leur révérence et nous laissent entrevoir la cime ! Nous nous concertons et pesons le pour et le contre. Nous nous disons qu'à être venu dans ce coin reculé du globe, il faut tout tenter pour réussir l'ascension et donc s'éviter une grosse frustration en revenant au pays. C'est décidé donc, à l'unanimité : nous remontons !
A commencer par les 300 mètres de dénivelé que nous venons de perdre, mais cette fois-ci en dessinant un nouveau tracé, plus à gauche. D'un pas régulier et revanchard, nous nous frayons un chemin à travers un nouveau réseau de crevasses. La visibilité étant revenue, les choses sont bien plus simples pour moi qui suis en charge de l'itinéraire. C'est la lourde tâche qui incombe au premier de cordée, qui doit calculer ses trajectoires, analyser le terrain, et avoir conscience qu'à chacun de ses pas le sol peut s'effondrer sous ses pieds, entraînant sa petite carcasse dans un gouffre béant.
A plusieurs reprises d'ailleurs nous passons un pied dans une crevasse. Mais cela ne nous effraie pas et nous poursuivons notre chemin. Nous traversons un grand plateau glaciaire vers 1800 mètres d'altitude, avec le sommet qui jaillit droit devant nous. Nous évoluons désormais sur la calotte de glace du Öræfajökull. Enfin la pente se redresse, assez fortement d'ailleurs, et nous voilà en passe de conclure notre ascension. Le final est absolument magnifique. Nous tirons vers la gauche, franchissons une rimaye, contournons une barre de séracs, puis nous filons vers la cime. Quelques minutes plus tard, nous voilà triomphant au sommet du Hvannadalshnjúkur (2109 m), le point culminant de l'Islande ! Rarement un sommet aura été aussi mérité !

Notre joie est immense. Elle n'a d'égale que la splendeur du panorama qui s'étend sous nos yeux. L'ambiance est irréelle. Le soleil joue avec les nuages, créant des éclairages fabuleux. Côté nord s'étend le Vatnajökull, la plus grande calotte glaciaire d'Europe, avec un diamètre de 150 kilomètres environ ! Côté est nous apercevons des montagnes mystérieuses qui émergent de l'horizon. Qui gravit ces sommets isolés ? Au sud, à une dizaine de kilomètres seulement, c'est l'océan, 2000 mètres plus bas. Par centaines des rivières traversent la plaine du Skeiðarársandur pour se jeter dans l'Atlantique Nord. A l'ouest de très beaux reliefs se dessinent, dont celui du Kristinartindar, que nos amis Aurélie et Thomas sont en train de gravir aujourd'hui même.
Nous profitons de ce moment hors de l'espace et du temps, suspendus sur notre monstre de glace. Et dire que nous étions à deux doigts d'abandonner ! Rares sont les cordées qui auraient trouvé la foi pour poursuivre dans ces conditions ! La montagne a ce pouvoir là : celui de récompenser, parfois, les efforts et l'entêtement des alpinistes.

Après avoir pris de nombreux clichés nous entamons la descente, le cœur léger. Les rayons du soleil nous accompagnent durant toute la descente. Transportés par l'allégresse nous retrouvons notre campement vers minuit, pour un repos bien mérité.
Nous nous réveillons à Sandfell, un peu éreintés par l'ascension de la veille, et nous prenons désormais la route de Landmannalaugar. Il faut pour cela s'enfoncer dans les terres d'Islande, en empruntant une piste qui serpente à travers les collines. C'est la séquence "rallye" du séjour, avec dérapages et franchissement de gués ! Le décor est toujours aussi incroyable. A chaque virage c'est un nouveau paysage qui s'offre à nous, avec des couleurs surprenantes.
Après deux heures de trajet nous atteignons le site de Landmannalaugar. L'endroit est réputé, à en juger par la centaine de tentes plantées ici ! Nous nous installons au cœur de ce campement des plus cosmopolites, puis nous allons nous baigner dans la source chaude toute proche. Le bassin est alimenté par deux torrents, l'un glacé, l'autre chauffé naturellement à 80°, qui en se mélangeant forment une vasque plus ou moins brûlante, selon l'endroit où l'on se place. Attention à ne pas s'ébouillanter tout de même ! Le plus dur étant finalement de sortir de là, puisque l'air est frais et la pluie tombe dru !

Le lendemain nous décidons de réaliser un grand circuit sur les montagnes environnantes. Steph et Ben, "trailers" de leur état, partent en trombe pendant que j'accompagne Aurélie et Thomas en mode rando. La première étape du jour consiste à gravir le Bláhnúkur (940 m), le modeste volcan aux teintes sombres qui domine le camp. C'est l'affaire de trente minutes environ, grâce à un bon sentier.

Depuis le sommet le panorama est prodigieusement tourmenté. Les reliefs alentours sont multicolores. L'activité volcanique y a forgé des cratères rougeâtres, des montagnes de rhyolite, des vallons et des champs de cendre qui côtoient des lacs d'un bleu profond. A nos pieds s'étend le Laugarhraun, une grande coulée de lave figée en plein écoulement. Nous en prenons véritablement plein les yeux. Quel bonheur d'évoluer au cœur de cette aquarelle !
Nous descendons par la crête ouest et enchaînons avec l'ascension du Brennisteinsalda (855 m), surnommé la "Montagne Flamboyante" bien que son nom signifie en réalité "onde sulfurique". Et on comprend vite pourquoi, car c'est sans doute le sommet le plus incroyable du secteur : le terrain est jaune, puis rouge, puis blanc, noir, bleu, vert, violet, orange... La gamme est complète ! Des solfatares s'échappent des entrailles de la montagne. Et il suffit de poser la main sur le sol pour se rendre compte que celui-ci est brûlant, ça chauffe là-dessous !

Une fois au sommet nous redescendons par l'ouest, quittant ainsi le tracé très fréquenté qui mène vers Þórsmörk, en un trek de 4 jours. Nous terminons la journée en parcourant la longue crête du Suðurnámur (910 m). Le soleil est bien présent, ce qui a pour effet d'accentuer les contrastes de couleur. De retour à Landmannalaugar, nous nous offrons un bain chaud et passons une seconde nuit au camp.
Nous reprenons la route et rejoignons le secteur le plus touristique du pays, le "Golden Circle", qui regroupe trois sites naturels à ne pas manquer. A Geysir se trouve Strokkur, le geyser le plus connu du pays. Il y a un monde fou, c'est presque la bousculade pour assister, toutes les cinq minutes environ, à l'explosion de la gerbe d'eau brûlante, qui sous l'effet de la pression jaillit à vingt mètres de haut. Il faut voir ça au moins une fois dans sa vie !

Un peu plus loin nous nous baladons près de Gullfoss, une énorme cascade qui s'écrase sur de hauts gradins, créant de gigantesques vapeurs d'eau. Quelle violence, quelle puissance !

Enfin, nous installons notre bivouac près de Þingvellir, un canyon qui marque la séparation entre les plaques tectoniques américaines et européennes. Il s'agit aussi d'un site historique national puisqu'il constitue le lieu de rassemblement originel d'un des plus vieux parlements du monde (l'Alþing) qui y fut fondé dès 930.
Cap sur Reykjavik, la capitale située au sud-ouest de l'île. C'est la seule grande ville du pays, elle concentre les 2/3 de la population islandaise ! Nous nous promenons dans le centre, près de la Hallgrímskirkja, l'église luthérienne qui domine la cité. Puis nous dénichons une salle de bloc où nous passons l'après-midi à grimper. Le programme de la soirée : bar, bière, et coupe du monde de football !
Peut-être vous souvenez-vous d'un volcan islandais au nom imprononçable qui, au printemps 2010, était entré violemment en activité ? Ce volcan, c'est (retenez votre respiration) l'Eyjafjallajökull ! L'éruption sous-glaciaire avait créé un monstrueux panache de cendres qui avait impacté le trafic aérien à l'échelle mondiale.

Aujourd'hui nous en tentons l'ascension, en démarrant de la vallée de Þórsmörk et en montant pleine pente, hors sentier, en direction du sud-est. Alors que nous attaquons le glacier la météo se détériore brutalement et finalement, vers 1300 mètres d'altitude, en pleine tempête, nous choisissons de rebrousser chemin.
Nous faisons un petit tour à Blue Lagoon, alias Bláa Lónið, une source chaude qui a été aménagée en piscine naturelle. L'eau à la couleur laiteuse est chauffée à 40°. L'entrée est payante, mais cela en vaut la peine, car l'endroit est superbe. De quoi nous relaxer avant de reprendre l'avion pour Paris, en milieu d'après-midi.
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