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KAZBEK (5047 m) - Versant sud
Octobre 2015, Caucase, Géorgie
Le mont Kazbek est un volcan endormi, potentiellement actif, culminant à 5047 mètres d'altitude en Géorgie, près de la frontière avec la Russie. C'est la quatrième plus haute montagne de la chaîne du Caucase et la deuxième du pays. Elle fut gravie pour la première fois en 1868 par Douglas William Freshfield, Adolphus Warburton Moore et Charles Comyns Tucker.

Le Kazbek tient son nom du village géorgien de Kazbegi, à l'est du sommet, rebaptisé Stepantsminda en 2006. L'appellation géorgienne de la montagne est Mkinvartsveri, qui signifie "montagne de glace", et celle en ossète est Urskhokh, la "montagne blanche", du fait de sa couverture neigeuse.

Le Kazbek se situe près de la république d'Ossétie-du-Nord, dans la chaîne de Khokh, un massif parcouru par les gorges de l'Ardon et du Terek. Le sommet s'élève au bord de la faille de Borjomi-Kazbegi, le secteur est donc hautement sismique. En raison de la forte inclinaison des versants, les glaciers sont ici peu larges. Plus bas on observe des forêts de hêtres et des prairies alpines. Les environs sont classés au sein d'une réserve naturelle depuis 1979. Le Kazbek est associé dans le folklore géorgien à Aminari, l'équivalent local de Prométhée, enchaîné sur la montagne pour avoir volé le feu au dieux et l'avoir donné aux mortels.
Kazbek
Galerie photos
Récit du périple
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Je débarque à l'aéroport de Tbilissi en pleine nuit, en provenance de Turquie où je viens de réaliser, les jours qui ont précédé, l'ascension du Mont Ararat. C'est donc un second périple qui s'enchaîne, bien différent mais tout aussi séduisant. Là également je compte m'attaquer à un prestigieux "5000", le Kazbek, une montagne célèbre du Caucase, située tout au nord de la Géorgie, à la frontière avec la Russie.
Le Kazbek dominant la ville de Stepantsminda
Jour 1 : En route pour le Caucase
Jour 2 : Chemin de croix à Gergeti
L'église de la Trinité de Gergeti
Le refuge Bethmeli, ancienne station météo russe
Résolument décidé à ne pas rester là, je poursuis mon chemin en direction du sommet, par un sentier en balcon au-dessus du glacier. Je sais qu'il existe un peu plus haut des emplacements de bivouac qui feront parfaitement l'affaire. Et je trouve mon bonheur vers 3900 mètres. Je m'installe sur un replat, protégé par un petit muret en pierres. Face à moi se dresse la jolie face nord de l'Ortsveri, un sommet satellite du Kazbek. Je me glisse dans mon duvet, dans la plus grande et la plus belle chambre à coucher du monde. Malgré la fatigue je garde un long moment les yeux ouverts. C'est la pleine lune et l'éclairage est fantastique. J'observe, devant l'infinité du cosmos, les étoiles filantes qui zèbrent la voûte étoilée. Des instants qu'on oublie pas.
Jour 3 : Ascension du Kazbek (5047 m)
Premiers rayons sur la face nord de l'Ortsveri
Je poursuis le contournement du Kazbek, dans un long mouvement tournant par l'ouest. Après avoir traversé un plateau glaciaire j'atteins vers 4500 mètres la ligne frontière. La vue s'ouvre alors au nord sur l'infinie Russie. De puissants glaciers s'écoulent de ce côté. La trace monte ensuite à flanc, en faisant une incursion en territoire russe (ce qui est normalement interdit sans autorisation, mais les autorités du pays font preuve de souplesse, pour une fois...). Je vais ainsi à la rencontre du versant nord de la montagne. Parfaitement acclimaté, je monte à toute allure, croisant les premières cordées du jour qui redescendent du sommet. Je maintiens mon effort pour me réchauffer, car la température est glaciale. La pente se redresse encore un peu et je finis par sortir au soleil, sur le petit col qui sépare les deux pointes du Kazbek. L'occasion de faire une dernière pause avant les hostilités finales. Il ne me reste alors qu'à gravir l'ultime pente, plus raide encore, et me voilà trônant sur la cime du Kazbek (5047 m) !
Dernier effort avant le sommet du Kazbek !
Je récupère mes affaires et plie en vitesse mon paquetage. Clairement la météo se gâte, alors le moment est mal choisi pour s'octroyer une minute de répit (qui pourtant m'aurait fait le plus grand bien !). A grandes enjambées je rejoins le refuge Bethlemi, où nombre de candidats au sommet prennent le temps de s'acclimater. Je traverse à nouveau le glacier, cette fois-ci sans crampons, puisqu'ils ne sont pas indispensables compte tenu de la configuration du terrain. Le ciel est bien plus clément lorsque je franchis le col de Sabertse. Il est toujours plaisant de retrouver la quiétude des patûrages après une froide virée dans l'univers suspendu de la haute altitude.
Le Kazbek veillant sur Gergeti
A l'origine je pensais passer la nuit dans le secteur, pour terminer ma descente demain. Mais porté par mon élan, et séduit par l'idée d'une nuit au chaud, je choisis de regagner directement la vallée. Soit près de 3500 mètres de descente à faire d'une traite... Autant dire que les articulations en prennent un coup ! Je procède par étapes, avec des pauses régulières, cherchant à profiter encore de ce secteur remarquable. L'église de la Trinité de Gergeti, sur fond de Kazbek dans la tourmente, est une vision qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Les éléments du décor s'assemblent à la perfection, pour former un tableau somptueux. Preuve que les beautés de la Nature et celles des Hommes peuvent faire alliance.

Les jambes en compote, je traverse Stepantsminda pour aller retrouver mon toit, sous le regard étonné des habitants qui voient passer un zombie devant leur porte. Je croise Georgia en centre ville. Elle m'attendait le lendemain, mais m'accueille avec plaisir. Nettement en avance sur le programme que je m'étais fixé, je passe trois jours ici à me reposer. Puis vient le moment de reprendre le chemin de la France, avec son quota d'heures passées dans les aéroports. Le retour à la vie quotidienne est déstabilisant après avoir effectué de tels périples. On a l'impression d'avoir fait un rêve. Et comment trouver les mots justes pour expliquer aux amis et collègues ce qu'on a réellement vécu lors de ses "vacances" ?
Je m'engouffre dans un taxi. Lequel me dépose dans le centre de la capitale Tbilissi, au niveau de la gare routière. Il est 5h du matin et les rues sont désertes. Je m'assois pour attendre le lever du jour. Petit à petit la ville s'éveille. J'observe avec curiosité toute l'agitation qui prend possession des lieux. Au premier abord les Géorgiens me semblent très sympathiques et accueillants. L'atmosphère est bien différente de celle de l'extrême est de la Turquie. Je me sens davantage en sécurité. Il faut dire que le décor et l'ambiance qui règne ici rappellent parfois celle qu'on trouve en France. J'ai plus de repères, je suis moins dans l'inconnu.

Dès que possible je monte dans un minibus, à destination de Stepantsminda, la ville située au pied du Kazbek. Le trajet dure environ 4 heures, pour un coût dérisoire. Le véhicule sort de la ville en trombe et se fraie un chemin à travers les premières ondulations du Caucase. Des reliefs qui me sont un peu familiers, même si je ne suis jamais venu dans ce secteur, car j'avais réalisé il y a deux ans l'ascension de l'Elbrouz, point culminant de la chaîne. Le conducteur (ou le pilote devrais-je dire...) adopte un rythme effréné. Il cherche à gagner la moindre seconde, même au prix d'hasardeux dépassements en plein virage ! Je m'accroche à mon siège et fais une prière. Nous passons près d'Ananuri et de la retenue de Zhinvali. Puis nous remontons une très longue vallée, jusqu'à atteindre la station de ski de Gauduri puis le col de la Croix (ou Jvari Pass, à 2395 mètres).
Nous franchissons ici la ligne de partage des eaux. Nous perdons désormais de l'altitude et descendons dans le défilé de Darial. Ce passage historique, appelé "Route militaire géorgienne", est l'un des rares axes reliant la Géorgie à la Russie à travers le Grand Caucase. La route fait la liaison entre Tbilissi et Vladikavkaz en empruntant la voie suivie traditionnellement par les envahisseurs et les marchands au cours des siècles. Son importance a diminué au cours des dernières années, principalement en raison de la lenteur du franchissement de la frontière (les centaines de camions garés sur le bas-côté en attestent) et de la fermeture répétée du poste frontière. Certes, surplombant un précipice, un surprenant monument a été érigé à l’amitié russo-géorgienne, mais les relations entre les deux pays n'ont pas toujours été au beau fixe, en particulier lors du dernier conflit en Ossétie du Sud en 2008.

Enfin me voilà débarquant à Stepantsminda, à 1700 mètres d'altitude. La ville a ainsi été rebaptisée en 2006. Elle était auparavant appelée Kazbegi, du nom d'un écrivain géorgien originaire de cet endroit isolé. Ce qui frappe le plus, depuis les rues du village, c'est l'apparition fantastique du Kazbek, tout étincelant sous sa carapace de glace. De part son esthétisme, je peux alors comprendre la fascination qu'exerce cette montagne sur les gens, et plus encore sur les alpinistes. J'ai déjà hâte d'y être !

Dès ma descente du bus je suis abordé par une dame âgée, répondant au nom de Georgia Kazalikashvili. Elle me propose un hébergement pour la nuit, ce que j'accepte volontiers. Je la suis dans les rues, et elle me conduit jusqu'à sa chambre d'hôtes Taliko. Je m'y installe confortablement. Puis je reviens faire un tour en ville, pour me promener et m'imprégner des lieux. Mon regard est irrémédiablement attiré par le Kazbek, si beau, si haut... Mais ne brûlons pas les étapes, pour le moment l'heure est aux préparatifs ! Je fais quelques emplettes et en fin de journée je prépare méticuleusement mon sac pour la grande ascension à venir.
Au réveil le Kazbek s'embrase. Les premiers rayons du soleil viennent frapper ses neiges éternelles et je dois avouer que c'est l'une des plus fantastiques visions qu'il m'ait été donné de voir ! Je profite du spectacle puis je déjeune en vitesse. Car je n'y tiens plus, il faut que je monte là-haut ! Je laisse une partie de mes affaires dans la chambre, et pars en mode "light and fast", en inconditionnel du style alpin que je suis, avec le strict nécessaire pour mener à bien mon projet d'ascension.

Je traverse le village, franchis le pont sur la rivière Terek, puis je m'élève côté opposé par une piste carrossable. Celle-ci permet, à grands tours de Jeep, d'emmener les touristes à la célèbre église de la Trinité de Gergeti, qui est postée plus haut sur une colline herbeuse. Pour ma part je quitte cette piste bondée de bruyants véhicules et j'opte plutôt pour la montée directe par le sentier. Le chemin est raide, parfois malcommode, mais il a le mérite de faire vite gagner de l'altitude. C'est ainsi que j'arrive au pied de l'édifice, après une heure de marche. Ce monastère est très réputé, très fréquenté, car il s'agit d'un haut point de la religion orthodoxe géorgienne. Les visiteurs affluent pour faire leur pèlerinage en ce lieu sacré, érigé ici au 14ème siècle, à 2170 mètres d'altitude.
A quelques encablures de l'église, un sentier s'enfonce dans un petit bois. Je m'y engouffre et peu de temps après j'arrive sur une crête herbeuse qui file vers l'ouest. Le tracé tire ensuite à gauche, dans les patûrages. Je suis surpris par la fréquentation des lieux. A cette période de l'année je pensais vraiment être seul sur la montagne. Mais la réalité est toute autre : je suis entouré par des dizaines de randonneurs et alpinistes. Cela est rassurant, dans un certain sens, mais j'ai toujours éprouvé beaucoup de plaisir à me lancer dans de grandes épopées solitaires en haute montagne.

Dans mon dos le panorama s'élargit. Une floppée de hauts sommets s'étalent sous mes yeux. Des "4000" qui me sont inconnus et qui sont sans doute très rarement gravis. Je finis par atteindre le col de Sabertse, à un peu plus de 3000 mètres d'altitude. Je découvre alors le glacier de Gergeti, dont la langue se jette dans la gorge de Chkheri. La vue est également saisissante sur le Kazbek, même si celui-ci est empêtré dans un nuage. Je mange un morceau et je poursuis ma route.
Le sentier perd un peu d'altitude, traverse un torrent, puis emprunte la moraine en rive droite. Le cheminement est facile et évident. La végétation finit par disparaître, le décor se fait minéral. A 3300 mètres j'arrive au pied du glacier de Gergeti. Je fais ici la rencontre de deux sympathiques Israëliens, pas alpinistes pour un sou. Je les aide à fixer leurs crampons puis, voyant dans leurs yeux une certaine appréhension, je les invite à me suivre dans la traversée du glacier. Une traversée qui ne présente aucun danger, puisqu'elle se fait au niveau d'une zone plate et non crevassée. Nous faisons connaissance chemin faisant. C'est la première fois qu'ils mettent les pieds en haute montagne, alors je leur explique quelques règles de base à respecter. Une fois de l'autre côté du glacier, je trouve un sentier qui remonte une grande pente de cailloux. Je rejoins ainsi le refuge Bethlemi, à 3650 mètres.

Il s'agit en fait d'une ancienne station météorologique russe datant de 1933, qui fait désormais office de refuge pour les alpinistes. Pour information la nuit coûte 20 laris, mais pour deux fois moins, vous pouvez planter votre tente aux alentours. Je pénètre dans le bâtiment pour une visite. Je constate que l'intérieur est des plus sinistres et que le confort semble très sommaire. Dans l'obscurité du couloir central quelques portes rouillées donnent accès à des dortoirs aux matelas miteux. On se croirait dans une ancienne prison soviétique... J'avais l'intention de dormir ici mais je suis franchement refroidi par l'atmosphère glauque qui règne en ce lieu. Seule la façade orientale, peinte de multiples couleurs, apporte un brin de gaieté à ce lieu sordide.
Vers 4h du matin je suis réveillé par des voix, des bruits de pas, et par le halo des frontales. Ce sont des alpinistes qui passent dans l'obscurité. Je m'extirpe de ma torpeur nocturne et de mon duvet, puis je leur emboîte le pas sans tarder.

Quelques cairns matérialisent le tracé, plutôt sinueux, qui serpente en bordure du glacier. Je m'élève progressivement, dans un labyrinthe de crevasses et de moraines. Il ne faut pas s'éloigner du sentier, au risque de se retrouver très vite en fâcheuse posture. De plus, de fréquentes chutes de pierre ont lieu sur les flancs escarpés de la montagne, au niveau de la falaise de Khmaura. Mieux vaut rester à distance respectable de la paroi pour ne pas être bombardé.

Le soleil se lève derrière le Mont Shani. Ses rayons me réchauffent et éclairent magnifiquement les montagnes alentours. Le décor est sublime ! Je reprends des couleurs, après un démarrage difficile. A 4300 mètres c'est enfin la véritable entrée sur le glacier de Gergeti. L'itinéraire a été tracé par les cordées qui me précèdent. Tant mieux car il me faut enjamber nombre de crevasses, parfois béantes. Ce que je fais avec la plus grande prudence, et une certaine appréhension également, car en évoluant seul sur ce terrain je suis conscient de prendre un véritable risque.
A mon arrivée le point culminant est caressé par un nuage. Il me faut attendre quelques minutes pour que le voile se déchire et que je puisse profiter du panorama. Une juste récompense après de longues heures d'effort ! Perspective plongeante au sud sur le glacier de Gergeti et les reliefs géorgiens. Côté est la chaîne du Caucase s'affaisse vers la mer Caspienne, et il n'y a plus vraiment de sommets notables. A l'ouest par contre je peux distinguer entre deux nuages les "5000" de la puissante muraille de Bezengi, ainsi qu'une grande pyramide de glace dans le lointain horizon : c'est l'Elbrouz bien sûr, toit de l'Europe !

Quel bonheur que d'être là-haut ! Je profite d'autant plus de ce moment qu'on est rarement seul sur un prestigieux sommet. Après avoir atteint l'Ararat 5 jours plus tôt, me voilà à nouveau sur une montagne majeure du Proche-Orient. Et là encore, l'ascension fut rondement menée !

J'entame le retour vers 11h. Je ne traîne pas car pour des raisons de sécurité, il vaut mieux franchir les ponts de neige le plus tôt possible, avant que la chaleur du soleil ne les fragilise. Certes j'ai accepté ce danger lors de cette ascension en solo, mais je ne compte pas y laisser ma peau, alors autant limiter le risque autant que possible ! Je file dans la descente et je suis soulagé de sortir indemne de ce glacier truffé de sournoises crevasses. Brusquement le ciel se couvre, et lorsque je rejoins mon bivouac, il tombe déjà quelques flocons.
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