LA MEIJE (3982 m) - Traversée des arêtes
Juillet 2012, Oisans, France
La Meije est un grand sommet de l'Oisans situé en bordure nord du massif des Écrins, au-dessus de la vallée de la Romanche. La montagne est composée de trois principaux sommets : le point culminant, le Grand Pic de la Meije (3982 m), le Doigt de Dieu (3973 m) et la Meije Orientale (3891 m). Son nom provient de "meidjo" qui en provençal signifie "midi". Les habitants de la Grave avaient ainsi l'habitude de désigner cette montagne, située au sud de leur village, puisque le soleil passe au-dessus de la cime lorsqu'il est midi.

La Meije est un des sommets les plus difficiles des Alpes car il n'existe pas d'itinéraire "facile". Dans l'histoire de l'alpinisme, la Meije occupe une place particulière : ce fut le dernier sommet majeur des Alpes à être gravi. Cette première ascension fut réalisée en 1877 par Emmanuel Boileau de Castelnau et Pierre Gaspard, en suivant l'arête du Promontoire en face sud, devenue la voie normale.
 
Pour ces raisons et aussi grâce à l'esthétique de sa silhouette remarquable, la "Reine Meije" occupe une place de choix dans l'imaginaire des alpinistes.
La Meije
Voies d'ascension
Galerie photos
La Meije est un objectif de choix pour les alpinistes et on y dénombre de multiples itinéraires :

Les autres sommets comme la Meije Orientale et le Doigt de Dieu sont plus faciles d'accès. Leurs voies normales en versant nord sont de niveau modéré, la Meije Orientale étant même un itinéraire classique à ski.
 
Enfin, le tour de la Meije constitue certainement le raid à ski le plus parcouru du massif des Ecrins.
Le versant sud de la Meije et ses arêtes
Jour 1 : Montée au refuge du Promontoire par les Enfetchores
La Meije, je m'en étais fait toute une montagne. Lorsque je l'ai vue pour la première fois, il y a 10 ans de cela, j'étais loin de m'imaginer qu'un jour je monterai tout là-haut. Trop haut, trop dur, trop vertigineux pour le jeune garçon que j'étais. Et puis les années ont passé. J'ai poursuivi ma route vers les cimes, acquérant chaque fois un peu plus d'expérience, jusqu'à ce que finalement il me vienne l'idée que, peut-être, je serai capable de la gravir, cette reine incontestée de l'Oisans, cette montagne qui compte parmi les plus mythiques des Alpes.
Au vu de l'engagement technique et physique que représente cette course, dont la cotation est D-, j'ai préféré pour des raisons de sécurité m'attacher les services d'un guide de haute montagne, Vincent. Nous serons accompagnés par un autre jeune alpiniste originaire de la région parisienne, Joseph, qui rêve tout comme moi de gravir la Meije depuis son plus jeune âge. Tous les trois nous nous retrouvons à la Grave, en cette belle matinée de juillet, après avoir décalé d'une journée notre projet pour bénéficier de conditions météorologiques parfaites. Tous les feux sont désormais au vert pour nous lancer dans cette grande aventure !

Après les présentations nous prenons place dans la télécabine exiguë qui nous propulse jusqu'à la gare de Peyrou d'Amont, située à 2410 mètres d'altitude sur le versant nord du Râteau, le sommet voisin de la Meije que j'ai gravi il y a quelques jours en guise d'acclimatation. Nous démarrons sans plus tarder et, après avoir pris un cliché souvenir auprès d'un minuscule étang, nous commençons par dévaler les moraines du Clot des Sables. Une descente express qui nous conduit au pied du grand éperon rocheux des Enfetchores que nous allons devoir escalader. Ce sera en quelque sorte l'épreuve test qui permettra à notre guide de juger de nos qualités techniques et de notre capacité à gravir la Meije ! Il va donc falloir assurer ! Cette montée est déjà une course en elle-même et elle nous met dans l’ambiance extraordinaire de l'imposante face nord de la Meije.

Nous entrons tout de suite dans le vif du sujet, car pour commencer voilà le pas le plus difficile, une dalle en IV, plutôt bien négociée. La suite est plus facile. Il s'agit d'une succession de passages rocheux, de traversées dans des vires, dans des pierriers... Aucun véritable danger, si ce n'est la présence d'autres cordées pouvant entraîner des chutes de pierres. Nous prenons vite de l'altitude et atteignons vers 3000 mètres l'entrée du glacier de la Meije. Nous faisons une pause, mangeons un morceau, puis nous nous équipons de piolets et crampons.
Les faces nord de la Meije et du Râteau, depuis les hauteurs de la Grave
Récit de l'ascension
Il faut désormais remonter le glacier, d'abord tout droit à travers les crevasses, puis en traversée vers la gauche. Une rimaye, et nous prenons pied sur les rochers brisés de la brèche de la Meije. Là encore il faut se faire léger pour ne pas décrocher de pierres car de nombreuses cordées évoluent en contrebas. Depuis la brèche de la Meije, à 3357 mètres, la vue s'ouvre au sud sur une grande partie de l'Oisans. A nos pieds le vallon des Etançons s'étire jusqu'à la Bérarde. En contrebas, légèrement sur notre gauche, nous apercevons le refuge du Promontoire, posté au pied de l'arête du même nom.

La descente de la brèche est scabreuse. Le recul du glacier a fait apparaître des zones de rochers pourris, des dalles malcommodes couvertes d'une neige inconsistante. Prudemment nous passons rive droite, au plus près de la face orientale du Râteau, pour éviter des barres rocheuses. Une fois sur le glacier des Etançons, nous rejoignons rapidement en traversée le refuge du Promontoire.
Le refuge est une petite boîte d'allumettes grise qui semble juste posée en équilibre sur la délicate épine dorsale ocre nommée arête du Promontoire. Dans ce lieu suspendu en pleine lumière, protégé par le gigantesque rempart sud de la Meije, il règne un véritable calme. Qu'il est bon d'éprouver cette sensation de sérénité avant de se lancer dans une grande course engagée !

L'après-midi est rythmée par le discours de deux prévisionnistes du bulletin montagne de Météo France, montés ici pour débattre avec les alpinistes de leur travail. Un échange passionné et très enrichissant.

Le refuge est plein à craquer. Les prévisions parfaites du lendemain ont motivé nombre d'alpinistes à se lancer sur les différentes voies de la Meije. Nous serons 15 cordées sur la traversée des arêtes, 1 dans la voie Mayer-Dibona (pour célébrer les 100 ans de cette ascension, la première dans la face sud) et 1 dans la voie Pierre Allain. Devant cette affluence il devient nécessaire d'étaler les départs. Ce que fait à merveille Frédi, le célèbre gardien du Promontoire, et président de Mountain Wilderness France, une association qui lutte pour la protection de la montagne.

Nous passons la nuit dans le grenier du refuge, où quelques matelas ont été installés sous les combles.
Sur le glacier des Etançons
Jour 2 : Ascension du Grand Pic de la Meije et traversée des arêtes
3h30. Il est l'heure de partir à l'assaut. Nous nous équipons rapidement afin de prendre les devants. Ouvrir la voie nous permettra d'évoluer à notre rythme, sans être retardés par d'autres cordées. Nous quittons le perchoir sur lequel est posté le refuge et attaquons tout de suite l'arête du Promontoire. L'idée de me lancer sur cet itinéraire provoque chez moi une sorte de fièvre. Le seul nom de la Meije m'impose une admiration, un respect, un peu d'appréhension aussi, et surtout une envie bien réelle en ce jour de cheminer en plein ciel sur ses arêtes effilées.

Les choses sérieuses commencent à seulement quelques mètres du refuge par le "Crapaud", un court passage bombé déversant qu'il faut franchir par la gauche. Rien de compliqué, mais il faut être bien réveillé car le ton est vite donné ! Nous remontons ensuite facilement le fil de l'arête, en posant un peu les mains dans des cannelures, pour aboutir sur une terrasse appelée le "Campement des Demoiselles".
Il est environ 14h lorsque nous pénétrons dans le refuge de l'Aigle, une frêle cabane en bois dotée d'une pièce unique. La très sympathique gardienne bénéficie d'une minuscule annexe aussi vaste qu'un confessionnal. Voilà un authentique refuge à l'ancienne dans lequel il règne encore l'atmosphère d'un âge héroïque, celui de la conquête des hauts sommets. Depuis la terrasse la vue est dantesque sur les arêtes de la Meije parcourues aujourd'hui et sur la Meije Orientale, la classique du coin.

Blottis à l'intérieur du refuge, pour nous protéger d'un soleil écrasant, nous levons nos verres à une journée inoubliable. Cette traversée de la Meije fut une grande course nécessitant une aisance certaine dans tous les domaines de la haute montagne : le rocher, la neige et la glace, mais tout cela dans un niveau de difficulté toujours raisonnable. Il est des journées dont on se souvient toute sa vie. Ce mardi 26 Juillet 2012 en fera partie.
Escalade sur l'arête du Promontoire
Nous partons alors en ascendance sur la gauche, le long de quelques dalles faciles, en direction du "gendarme Jaune", la tour rocheuse caractéristique qui marque l'entrée du "couloir Duhamel". Nous désescaladons quelques mètres pour passer dans le creux du couloir et rejoindre sa rive opposée. Puis nous remontons ce couloir par des gradins raides, toujours en hauteur rive droite pour éviter les éventuelles pierres qui débaroulent dans le fond. A la sortie, vers 3450 mètres, nous laissons sur la droite la Pyramide Duhamel pour atteindre une grande terrasse où le bivouac est possible.

Au-dessus de nous se dresse un grand mur vertical, la fameuse "muraille Castelnau". L'itinéraire la contourne tout d'abord par la droite, grâce à des rampes et des dalles peu inclinées. Puis vient un nouvel obstacle, la "dalle Castelnau". Nous nous hissons sans problème plus haut et arrivons alors dans la ligne de pente du glacier Carré, comme en témoignent ces filets d'eau ruisselant sur la paroi. Nous surmontons d'autres murs rocheux, parfois un peu humides, ce qui accentue la difficulté. Nous repartons sur notre gauche, par de petites vires, en passant au plus facile en direction du fil de l'arête. Nous franchissons un court pas bombé, le "Dos d'Ane" pour déboucher sur une petite vire au pied d'une dalle peu raide encadrée par de hauts murs : la "vire aux Encoches". Nous suivons cette vire vers la droite pour arriver devant le "crux" de la course, c'est-à-dire le passage clé, le plus difficile à négocier. Il s'agit de la "dalle des Autrichiens", un mur lisse fermé à droite par un dièdre-cheminée déversant. L'escalade demande de l'aisance et un certain sang-froid car il ne faut pas craindre le vide qui, dans l'obscurité, s'est creusé toujours plus sous nos pieds. Nous gravissons le dièdre tout en coincement, prenant soin de placer judicieusement nos pieds et de tirer profit des quelques fissures du rocher. Nous nous hissons en haut de la dalle et nous la traversons ensuite sur la gauche, sous un surplomb.
De retour sur le fil de l'arête nous escaladons sans souci le "pas du Chat". Puis vient une énième dalle, pourvue de bonnes petites prises, qui nous fait basculer à nouveau dans la face sud. Nous redescendons de quelques mètres sur une plate-forme inclinée pour atteindre les vires du glacier Carré.

Nous savourons ce cheminement félin, tout en intelligence, tracé si habilement dans la paroi. Le tracé est complexe et je comprends mieux désormais pourquoi il a fallu aux Hommes un si grand nombre de tentatives pour vaincre la Meije. Cette voie ouverte en 1877 par Emmanuel Boileau de Castelnau et Pierre Gaspard est vraiment un magnifique itinéraire à forte résonance historique. Le jour s'est levé et dans notre dos le soleil éclaire désormais les hautes cimes de l'Oisans. La Barre des Ecrins, la Grande Ruine, les Bans, l'Olan, le Râteau... Autant de grandes montagnes qui rivalisent de splendeur. Toujours accrochés à la paroi nous prenons le temps de faire quelques clichés. A partir d'ici le rocher change du granite au gneiss. La Meije est d'ailleurs l'une des rares montagnes à avoir cette particularité géologique.
Dans les gradins au-dessus du glacier Carré
Il est 7h. Nous avons chaussé les crampons et nous voilà traversant le célèbre glacier Carré par sa partie haute, dans une grande diagonale vers la droite. Un lieu mythique encore une fois ! Le glacier est en bonnes conditions et la pente n'est pas bien raide, mais elle déverse directement sur la face sud. Pas le droit à l'erreur donc. Nous rejoignons la brèche du Glacier Carré, à 3750 mètres.

Nous abordons les gradins rocheux du flanc sud-ouest du Grand Pic, en restant sensiblement à droite sous l'arête jusqu'à déboucher dans une zone moins raide. Il y a là beaucoup de cordées qui s'entremêlent, se doublent, se redoublent, s'envoient des pierres. L'ambiance est un peu confuse. Nous visons à gauche une petite dalle de rocher rouge qui se découpe sur le ciel. C'est le "Cheval Rouge". En équilibre sur de petites prises nous escaladons cette dalle pour atteindre le fil de l'arête sur lequel nous nous mettons à califourchon. Sous chaque pied, mille mètres de paroi ! Nous goûtons avec délice les premiers rayons du soleil sur nos visages. Dans la foulée nous franchissons l'ultime obstacle, un petit surplomb appelé le "Chapeau du Capucin". Il nous reste à suivre facilement l'arête et, dans un immense bonheur, nous atteignons le sommet du Grand Pic de la Meije (3982 m) !

Atteindre le Grand Pic est une véritable joie pour Joseph et moi. C'est une sorte de consécration intérieure, l'aboutissement d'un rêve de gosse qui sommeillait en nous depuis des années. Nous embrassons la Vierge sommitale. Il y a là de petits emplacements de bivouac et de l'équipement de secours pour les alpinistes en détresse. Car mieux vaut ne pas rester bloqué ici en pleine tempête ! Il n'y a aucune échapattoire, de quelque côté que ce soit. Pour s'en convaincre il suffit de regarder autour de nous et de constater qu'il n'y a rien que du vide. De chaque côté le rocher plonge verticalement.
Depuis la cime, observer les arêtes de la Meije est un émerveillement. Au bout de ce mince fil rocheux filant vers l'est se dresse le Doigt de Dieu. Nous y serons dans quelques heures. Mais le spectacle ne s'arrête pas là... Car le ciel bien dégagé nous offre un panorama de folie sur une grande partie des Alpes. Une vue que nous savourons pleinement.
Sans trop tarder nous nous engageons dans la seconde partie de la course : la traversée des arêtes. Il est tout à fait possible de redescendre par l'arête du Promontoire mais la traversée est l'enchaînement classique qui permet de sublimer la journée. Il serait tellement dommage de ne pas l'effectuer ! Après avoir désescaladé sur une vingtaine de mètres nous tirons une ligne de trois grands rappels dans la face orientale du Grand Pic. Le terrain est parfaitement équipé par des relais sur chaîne. Cela nous permet d'atteindre rapidement la brèche Zsigmondy, que nous traversons par une arête effilée jusqu'au pied de la dent portant le même nom, celui du premier alpiniste à avoir réalisé la traversée des arêtes en 1885. La Dent Zsigmondy présente de ce côté un pilier en surplomb absolument infranchissable. Il faut contourner l'obstacle par la face nord en s'aidant de câbles, scellés là comme une via ferrata d'altitude. Nous suivons les câbles, d'abord en légère descente, puis en traversée horizontale sur une cinquantaine de mètres. Les difficultés sont ensuite concentrées dans la remontée vers l'arête, qu'il faut effectuer dans une grande goulotte de glace inclinée à 70°. La sortie est mixte. Elle se fait entre la Dent Zsigmondy et la 2ème dent.
Une vue des arêtes de la Meije
De retour sur l’arête nous la suivons en passant au mieux, sur le fil ou légèrement en contrebas versant nord. Le côté sud plonge en un à-pic vertigineux, avec une paroi surplombante sur des centaines de mètres. En effectuant un rappel pour atteindre la brèche après la 3ème dent, Vincent lâche son piolet. Celui-ci dégringole en face nord et se plante miraculeusement dans la neige 50 mètres plus bas. Vincent décide d'aller le chercher. Je le mouline depuis la brèche et il parvient à récupérer son précieux outil. Depuis la 4éme dent nous descendons une pente de neige recouvrant des dalles lisses en faisant un grand rappel. Puis une escalade mixte facile nous conduit par l'arête jusqu'au Doigt de Dieu (3973 m).

Tels des funambules nous avons progressé pendant des heures sur un fil tendu en plein ciel, sur des arêtes si effilées qu'elles semblent prêtes à basculer dans le vide. Le parcours est très aérien mais jamais difficile. On prend un plaisir fou. Nous mangeons un morceau tout en admirant le parcours effectué depuis le Grand Pic, les glaciers accrochés à la face nord, ainsi que le village de la Grave 2500 mètres plus bas. La pression est un peu redescendue car désormais les difficultés sont derrière nous. Il suffit de nous laisser glisser sur la corde pour rejoindre le refuge de l'Aigle, que l'on devine un peu plus bas, perché sur une petite aiguille rocheuse au-dessus des glaciers de l'Homme et du Tabuchet.

En trois rappels nous descendons vers le glacier. Le dernier impose un saut de rimaye plutôt jouissif. Ensuite il n'y a plus rien de technique, il suffit de marcher tranquillement en direction du refuge en évitant les crevasses.
Vincent nous quitte et nous l'accompagnons jusqu'à la sortie du glacier. Demain il doit remonter avec des clients vers le Mont Pelvoux. Epuisante vie que celle d'un guide ! Pour le remplacer nous accueillons Clément, un ami proche de Joseph, monté depuis la vallée dans l'après-midi. Tous les trois nous passons la nuit au refuge de l'Aigle archi-bondé. Eux à l'extérieur, moi sans matelas sous la table...

Le lendemain nous monterons tranquillement vers la Meije Orientale (3891 m), une course mixte facile qui résonnera comme une touche finale. Le point d'orgue d'un périple hors du commun, trois jours à tutoyer les cieux sur les sommets légendaires de la Meije, la mythique reine de l'Oisans. Quelle aventure magnifique !

L'élan et la beauté de cette montagne, de ses piliers et de ses arêtes, suffisent à expliquer l'engouement à nul autre pareil qu'éprouvent les alpinistes. Celui qui s'y laisse prendre éprouvera quelque chose pour cette majestueuse masse rocheuse qui offre, malgré sa lourdeur, une étonnante et aérienne escalade. Mais il faut y aller pour comprendre. Allez-y donc. Allez-y avec envie, avec allégresse, et aussi avec humilité.
Les arêtes de la Meije en soirée, depuis le refuge de l'Aigle
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