MONT BLANC (4810 m) - Traversée Royale
Août 2013, Chamonix, France
Voilà environ quinze ans que je pratique la randonnée, et cinq ans que je fréquente la haute montagne. D’abord dix ans d’une observation gourmande et envieuse des hauts massifs alpins : Mont-Blanc, Valais, Ecrins, à apprendre à reconnaitre les sommets, les nommer, comprendre et identifier leurs voies d’accès... Puis cinq ans à les côtoyer de plus près, à fouler ceux qui voulaient bien m’accueillir, à respecter aussi ceux qui ne voulaient pas de ma présence. Un point commun à tous : le Mont Blanc, cette forteresse visible des 4 coins des Alpes. Jusqu’ici, cette forteresse était pour moi imprenable, pour plusieurs raisons : deux voies normales françaises dangereuses et sur-fréquentées que je refuse d’emprunter, une voie normale italienne qui nous a rejetée trop rapidement l’été dernier, une multitude de voies trop (voire beaucoup trop) difficiles et engagées pour notre modeste niveau.

En début de soirée, comme prévu, je téléphone à Laurent pour prendre connaissance de ses plans et disponibilités. Il est disponible du 15 au 17 août. Trois jours ? Pas besoin d’une longue discussion pour trouver un objectif. La Traversée Royale au Mont Blanc nous fait rêver, et serait pour moi une occasion unique de toucher du doigt mon rêve de Mont Blanc. L’hiver prolongé permet à l’itinéraire d’être encore en très bonnes conditions pour une mi-août, c’est-à-dire bien enneigé et peu glacé. Rendez-vous est pris le jeudi 15 août en fin d’après-midi au refuge des Conscrits, au-dessus des Contamines.
Mont Blanc
Galerie photos
Récit de l'ascension
Team Expé
escalade... Sur ce site internet dédié à nos aventures vous trouverez des récits complets, des photos, des vidéos et diverses informations concernant toutes les expéditions que nous avons réalisées à ce jour dans le monde entier. Bonne visite !
est un groupe né en 2009 et formé par des passionnés des activités de montagne : expédition, alpinisme, randonnée, trekking,
Le
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Le Mont Blanc, situé dans le massif du même nom, est le point culminant de la chaîne des Alpes. Avec une altitude de 4810 mètres il constitue le plus haut sommet d'Europe occidentale, ce qui lui vaut parfois le surnom de "Toit de l'Europe". Une appelation erronée si l'on considère sur le plan continental les montagnes du Caucase dont l'Elbrouz fait partie. Le Mont Blanc se situe entre le département de la Haute-Savoie en France et la vallée d'Aoste en Italie. La frontière qui y passe est d'ailleurs l'objet d'un éternel litige entre les deux pays. Il alimente directement bon nombre de glaciers, le plus connu étant celui des Bossons qui s'écoule vers Chamonix. Sur cette grande montagne, qui domine tout le paysage, les conditions météorologiques peuvent changer très rapidement et contribuer à l'échec d'une ascension.
La première ascension connue remonte au 8 août 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard. Un succès qui marqua les prémices de l'alpinisme. Depuis cette date le sommet a représenté un objectif pour toutes sortes d'aventuriers. Il fut un objet de fascination dans de nombreuses œuvres culturelles. Le site du massif du Mont-Blanc fait aujourd'hui l'objet d'un projet de classement sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en tant que "site exceptionnel unique au monde" et en tant que haut lieu culturel, lieu de naissance et symbole de l'alpinisme.
"Récit d'un voyage en altitude", par Henri Hagenbach
Je me mets en route jeudi matin pour rejoindre le départ de la montée au refuge. Je la ferai seul, Laurent étant parti tôt le matin pour faire un détour par le Mont Tondu que j’avais déjà gravi en 2011. L’aventure ne commence pas forcément de la meilleure façon. Ne sachant pas trop l’heure du retour en vallée le surlendemain et ne connaissant pas les horaires du Tramway du Mont Blanc permettant de raccourcir la descente, je gare "stratégiquement" la voiture au point le plus haut des Contamines, afin de réduire au maximum la descente à pied samedi. Cette décision n'est pas forcément la meilleure, car le départ de la montée vers les Conscrits n’est pas exactement ici et me demande quelques acrobaties à travers un torrent puis une montée peu commode entre sapins, branches mortes, orties…
Jour 1 : Montée au refuge des Conscrits
Magnifique soirée au refuge des Conscrits
Le début de l’ascension est agréable, à l’ombre de la forêt de l’Envers du Cugnon, malgré la charge assez lourde sur le dos. Apres une bonne heure et demi de marche, à vitesse assez élevée, je rejoins dans un premier temps le refuge de Tré-la-Tête (1970 m), où je m’accorde une petite pause déjeuner.

Je repars ensuite assez lentement pour rejoindre le refuge des Conscrits. Le déjeuner, avalé un peu vite, pèse sur l’estomac. Mais petit à petit je reprends mon rythme et je dépasse beaucoup de randonneurs sur ce joli sentier, parfois assez raide, parfois un peu moins impitoyable, parfois muni de cordes pour rassurer les moins acrobates.

Peu avant le refuge, un "pont de singe" vient proposer une originalité sur ce sentier. Trois alpinistes me devancent de peu au moment de se lancer sur cette passerelle longue de 60 mètres, permettant de traverser un torrent. L’endroit vaut bien une photo. Courtoisement je leur propose de les prendre, espérant la même démarche en retour, ce qui ne tarde pas. Leur progression étant relativement aussi rapide que la mienne, je leur demande si je peux me joindre à eux pour achever la montée vers le refuge, ce qu’ils acceptent volontiers. Nous terminons donc tous les 4 les quelques centaines de mètres qui nous séparent de l’objectif du jour, puis nous prenons nos quartiers dans le dortoir.
La nuit n’est pas fantastique, comme souvent dans les refuges, et j’ai du mal à émerger. Heureusement je ne suis pas pressé, et j’ai tout mon temps pour prendre un copieux petit déjeuner, préparer soigneusement mes affaires et enfin, sortir du refuge vers 5h30 rejoindre Laurent qui termine de plier son camp. Les premiers hectomètres se font dans la nuit noire et j’emmène derrière moi une dizaine de grimpeurs qui comme nous veulent rejoindre l’Aiguille de la Bérangère, qui sera pour nous le point de départ de la traversée des Dômes de Miage, et pour les autres, la destination finale du jour. Au lever du soleil nous chaussons les crampons pour commencer à progresser sur un grand névé, témoin d’un hiver particulièrement généreux en neige. Rapidement ce névé laisse place au petit glacier de la Bérangère, puis aux quelques rochers qui permettent d’accéder au sommet de l'Aiguille de la Bérangère (3425 m). Nous prenons le temps de contempler ce paysage magnifique, de se restaurer un peu, de prendre quelques photos, avant de reprendre notre route.
Jour 2 : Traversée des Dômes de Miage
Dans la traversée des Dômes de Miage, un fil tendu en plein ciel
Nous descendons d’abord de quelques dizaines mètres pour atteindre le col de la Bérangère (3348 m), avant d’entamer la montée vers le premier des 5 Dômes de Miage (3673 m). Dans la foulée nous enchaînons le second et le troisième. Nous croisons jusqu’ici énormément de cordées parties du même refuge le matin, mais ne faisant "que" la traversée des 3 Dômes, dans le sens inverse. Puis la solitude tant recherchée réapparait puisque nous ne sommes plus que trois cordées sur la traversée des 2 derniers Dômes. Nous avançons groupés, avec une cordée de cinquantenaires locaux bien en forme, et une cordée de trentenaires parisiens. La présence d’une équipe locale, et leur sympathie, nous est très agréable afin de ne pas perdre trop de temps à trouver les points clefs de la course, notamment l’anneau de rappel pour descendre du dernier Dôme vers le refuge Durier. Nous faisons donc effort commun avec nos collègues pour mettre en place le rappel, puis nous nous remettons en route pour les derniers efforts.

Nous arrivons en milieu d’après-midi au refuge Durier (3389 m) après 9 heures de course, en mode "économie d’énergie". Nous avons le temps et nous le prenons, car nous aurons besoin de toutes nos ressources physiques le lendemain. Ce refuge est un vrai petit paradis pour montagnards en quête de solitude, de paysages sauvages et d’esprit alpin. Nous commençons par la traditionnelle procession d’enlèvement des chaussures et enfilage des Crocs, si souvent à disposition dans les refuges et si agréables ! Nous réveillons Manon, la sympathique gardienne, car nos gorges crient soif ! La bière est salvatrice. Nous passons ensuite le reste de l’après-midi à nous reposer, discuter de l’itinéraire du lendemain, implorer la météo, et faire connaissance avec Manon qui garde ce refuge si atypique depuis 4 ans.
S’en suit une collation saucisson, fromage, bière sur la terrasse du refuge. Laurent nous rejoint un peu plus tard, ce qui nous donne une merveilleuse occasion de siroter une seconde bière. Nous partons ensuite dans quelques discussions d’alpinistes sur les courses de chacun, sur nos itinéraires respectifs du lendemain, etc… Puis vient l’heure du diner, puis du coucher. Naïvement, je crois bénéficier d’un coup de pouce du destin en ayant deux couchettes pour moi tout seul, mais c'est sans compter l’arrivée tardive d’un dernier alpiniste.
Une cordée nous précédait au refuge (un guide et son client), et deux autres cordées nous rejoignent dans l’après-midi. Nous sommes désormais 13 alpinistes là-haut (un signe du destin ?), dont 12 dormiront au refuge. Ce soir encore Laurent a monté sa tente quelques mètres au-dessus.
Coucher de soleil depuis le refuge Durier
Je ne mets pas d’alarme mais l’agitation me sort de mon sommeil à 4h. Encore mal réveillé, je perçois quelques bribes de conversations : le temps est beau ! La nuit est étoilée, pas un nuage à l’horizon ! J’envoie un texto à Laurent qui dort 20 mètres plus haut. J’arrive dans 30 minutes ! L’excitation gagne les alpinistes du refuge. Nous visons tous la traversée Bionnassay – Mont Blanc. Tout le monde s’affaire au pliage des couvertures, à la méticuleuse et très importante préparation du sac à dos, pendant que Manon nous prépare un délicieux petit déjeuner. 4h15, à table. Une tartine de plus que d’habitude, un bol de céréales en plus, il faut se nourrir, la journée va être longue, difficile, et il nous faudra des réserves. Derniers préparatifs, et je monte rejoindre Laurent à son bivouac, il est prêt.

Le guide et son client nous devancent de quelques minutes, on ne les reverra pas. Nous partons donc en peloton de 5 cordées, 11 personnes en tout, il est 5h et la nuit n’a pas encore décidé de s’effacer. La sente monte sans répit au-dessus du refuge, les cairns nous aident à rester dans la bonne direction. En queue de peloton au départ, Laurent et moi sommes bien en jambes et nous rejoignons le premier névé en tête de groupe. Motivés comme jamais, nous chaussons les crampons rapidement, et nous nous encordons dans la foulée. Nous prenons pied sur la neige encore gelée, suivis des 4 autres cordées.
Le diner est bon, copieux et convivial. Nous mangeons autour de la seule petite table du refuge. L’heure d’aller se réfugier sous les couvertures n’a pas encore sonné. En effet, un splendide spectacle se prépare dehors. Le coucher de soleil est d’un rouge flamboyant. Nous restons tous ébahis, malgré le froid qui nous pénètre peu à peu. Les appareils photos crépitent pour rendre éternelles ces quelques minutes magiques et tant recherchées.

Une dernière tâche et non la moins stressante nous attend : les prévisions météo du lendemain. J’ai plus tôt dans la journée "commandé" un bulletin météo à Cécile, ma sœur, qui est plutôt positif, avec un large ensoleillement et des risques modérés d’orages en fin d’après-midi. Manon contacte le PGHM, le silence règne, on entendrait une mouche voler dans cet espace confiné. Les prévisions ne sont pas si bonnes : il y a un risque d’orage en fin de nuit et au cours de l’après-midi. L’optimisme général prend un sérieux coup de bambou et tout le monde s’imagine déjà devoir redescendre le lendemain matin, par le redouté itinéraire du refuge de Plan Glacier...

Les derniers détails du réveil sont réglés, ce sera 4h pour tout le monde et on improvisera en fonction de la météo. Extinction des feux vers 21h30, j’ai la chance d’avoir deux couchettes pour moi. La nuit est bien meilleure que la précédente, malgré le stress des prévisions météo pas si rassurantes.
Jour 3 : Ascension du Mont Blanc
A la sortie des écailles du bastion rocheux
La progression est efficace et rapide. Nous atteignons vite le premier épisode rocheux, pour lequel il nous semble plus prudent de déchausser les crampons. Les autres cordées feront le choix inverse. Nous perdons alors un peu de notre avance mais cela ne nous intéresse finalement guère. Nous rechaussons quelques centaines de mètres plus tard pour passer sur le fil étroit d'une arête neigeuse. Faux pas interdit, sinon c’est la chute vers des crevasses béantes et affamées 200 mètres plus bas. Très vite nous nous présentons au pied d’un impressionnant bastion rocheux qui nous barre l’accès à la suite du parcours.

Nous avons lu et retenu le topo. Malgré la tentation de continuer sur la neige le plus haut possible, il faut entamer l’escalade rapidement sur le fil de l’arête, rocheuse cette fois. En meilleur et plus expérimenté grimpeur, Laurent prend la tête de la cordée. Nous laissons rapidement passer nos amis cinquantenaires qui à nouveau ont l’avantage de connaitre le terrain. Encore une fois c’est une aubaine pour nous, mais leur rythme est nettement plus élevé que le nôtre et nous perdons leur sillage. La première partie de grimpe est difficile et engagée physiquement. Le rocher n’est pas très bon, il faut tester les prises avant de s’y tirer. Nous laissons passer Bertrand et Agnès qui, en grimpeurs habitués, sont aussi plus rapides que nous. La seconde partie de l’éperon rocheux est moins raide et nous gagnons du temps en progressant en corde tendue.
Tranquillement nous atteignons le haut du ressaut, rechaussons les crampons et remettons les gaz vers le sommet qui nous tend désormais les bras. Didier, Franck, Bertrand et Agnès y sont déjà et profitent du magnifique lever de soleil. La forme est présente, et nous n’avons besoin que de dix minutes pour rejoindre le sommet de l’Aiguille de Bionnassay (4052 m), dont l’esthétisme depuis la vallée nous a toujours émerveillé.

Comme prévu le sommet est étroit, très étroit même, et la moindre erreur serait fatale. Quelques clichés, une collation rapide et nous repartons. Notre retenue ne nous permet aucun excès d’optimisme, et ne nous autorise aucune certitude. Cependant, intérieurement, je le sais, je le sens, le Mont Blanc est à notre portée. Nous avons tenu l’horaire jusqu'ici, il est à peine 8h, la météo est au beau fixe et les passages techniques sont derrière nous. Il me semble que rien ne nous arrêtera, d’autant que notre physique est à peine entamé. Laurent n’a aucun mal à supporter le poids de son sac.
Henri et moi au sommet du Mont Blanc
Sans tarder nous entamons la descente de l’Aiguille de Bionnassay vers le col éponyme. L’arête neigeuse est effilée, cornichée, et plus que jamais, nous ne pouvons pas nous permettre le moindre écart. La concentration est à son maximum. Heureusement la trace est bonne et nous n’avons qu’à suivre les pas de ceux passés ces jours derniers. Nous rejoignons au col de Bionnassay (3888 m) les deux cordées qui nous précèdent et nous cheminons ensemble, via le Piton des Italiens, jusqu'au Dôme du Goûter (4304 m), où nous retrouvons vers 10h30 la voie normale du Mont Blanc.

Le paysage est d’une beauté rare et éblouissante, le cheminement d’une classe que nous n’avons encore jamais côtoyée. Et la forme physique ne nous quitte pas, rien ne peut plus nous arrêter. Cela fait 5h30 que nous sommes partis, nous sommes détendus, le sommet ne peut nous échapper. Alors une pause casse-croute s’impose en compagnie de Didier et Franck. Bertrand et Agnès suivent de près, mais choisissent de continuer jusqu’au refuge Vallot (4362 m). La suite des évènements montrera que ce choix fut judicieux. Frappée par le mal des montagnes, Agnès a besoin d’un coup de boost au moral pour y croire encore. Et atteindre le refuge-bivouac Vallot en est assurément un.
Nous repartons du Dôme du Goûter. Le sommet tant espéré est désormais à portée de crampons. Je repars en tête, j’imprime un rythme assez soutenu mais régulier, permettant une progression efficace, sans pause, mais sans se mettre dans le rouge. Laurent est bien, le physique tient sans problème. Nous enchaînons Vallot, les deux bosses, puis les ressauts neigeux terminaux. Ca y est, nous sommes sur l’arête finale ! A quelle distance est le sommet ? Je n’en sais rien, Laurent est déjà passé quelques années auparavant, mais moi non. 5 minutes ? 10 minutes ? 30 minutes ? Peu importe, je savoure, j’ai un sourire à m’en décrocher la mâchoire, je frissonne ! On a réussi cette si belle course. Et soudain, l’arête s’aplanit lentement, la plateforme sommitale s’élargit, Chamonix est si petit là en bas. Rien n’est plus haut que là où nous posons actuellement nos crampons ! Le sommet ! Quel bonheur. Une accolade, quelques photos, un morceau de chocolat.
Passage au refuge du Goûter, flambant neuf
Et puis la descente. Il est 12h30, nous sommes à 4810 mètres au-dessus du niveau de la mer, et nous devons rejoindre le Nid d’Aigle, 2500 mètres plus bas. La première partie de la descente, jusqu’au refuge du Goûter (3835 m) se fait relativement vite, dans cette neige douce et molle. Nous croisons les autres cordées qui luttent pour nous succéder au sommet. Agnès et Bertrand sont dans les derniers hectomètres, Franck et Bertrand suivent de près et Vincent et Christophe, moins acclimatés, sont un peu plus loin mais verront eux aussi la cime. Nous prodiguons encore quelques encouragements avant de tirer notre révérence vers le bas. Nous croisons tour à tour des prétendants au sommet en jean, sans lunettes de soleil, sans corde, sans crampons. Nous sommes sur la voie normale et nous devons nous replonger dans la réalité. Le Mont Blanc par ses voies normales françaises est une usine, une autoroute. Jusqu’au refuge du Goûter, nous avons encore tout le loisir de contempler une grande partie de l’itinéraire emprunté. La face nord de l’Aiguille de Bionnassay nous impressionne et l’ombre des corniches de l’arête que nous avons empruntée plus tôt se découpe parfaitement sur cette face. La fin de la descente est pénible dans les rochers instables de l’Aiguille du Goûter. Peu avant le refuge de Tête Rousse (3167 m), il nous faut traverser le couloir, tant redouté, du Goûter. Il n’est pas rare que les pierres y dévalent. Notre bonne étoile nous accompagne encore et nous passons sans encombre la dernière difficulté de la journée. Il nous reste 800 mètres de descente que nous ferons sous une alternance de soleil et de nuages, parmi les bouquetins, toujours dans la rocaille.
Avec une joie non dissimulée, nous apercevons enfin le tramway du Mont Blanc, qui nous permettra de descendre de 2300 à 800 mètres d'altitude, en plein cœur de Saint-Gervais. Coup de chance final, nous arrivons pile pour le départ de 17h50, et nous évitons ainsi une longue attente. Le chemin est long mais cela ne nous dérange plus, nous pensons à la bière qui nous attend en bas. Une bière bien fraîche qui, accompagnée d'un burger/frites, vient clôturer cette belle aventure entamée deux jours plus tôt.
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