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PICO DE ORIZABA (5747 m) - Versant sud
Janvier 2018, Cordillère Néovolcanique, Mexique
Le Pico de Orizaba ou Citlaltépetl est un stratovolcan actif du Mexique, situé à 200 kilomètres au sud-est de la capitale Mexico, à la limite entre les états de Veracruz et Puebla. Culminant à 5747 mètres d'altitude et situé dans la cordillère néovolcanique, il constitue le point culminant du pays mais également le plus haut volcan d'Amérique du Nord ce qui en fait un des sept sommets volcaniques. En haut se trouve un cratère elliptique possédant un grand diamètre de 500 mètres. Sa dernière éruption remonte à 1846. Sa première ascension officielle a eu lieu deux ans plus tard, à la fin de la Guerre américano-mexicaine, par les lieutenants américains F. Maynard et G. Reynolds.

Le climat est de type tropical d'altitude. Il connaît deux saisons bien marquées : la saison des pluies de mai à octobre, avec des orages et parfois des cyclones, et la saison sèche de novembre à avril qui offre un temps habituellement beau et stable. Le Pico de Orizaba attire chaque année un grand nombre de randonneurs du monde entier. Il existe de nombreux itinéraires pour l'ascension, surtout fréquentés entre octobre et mars. Le tracé le plus populaire démarre du refuge Piedra Grande, à 4270 mètres d'altitude, remonte le versant nord et traverse le glacier Jamapa pour atteindre la cime.
Pico de Orizaba
Galerie photos
Récit du périple
Jours 1 et 2 : Voyage jusqu'au Mexique
Le Nevado de Toluca vu depuis la Laguna del Sol
Le Mexique brille par sa diversité. Ses plaines arides, ses forêts sauvages... Poussons au-delà des plages paradisiaques bordant le golfe des Caraïbes qui vous vous en doutez attirent moins ma convoitise, et pénétrons au véritable cœur de cette vaste contrée. Au centre du pays s'étend la capitale Mexico. Vingt millions d'âmes se bousculent dans cette ville tentaculaire qui souffre de maux divers (insécurité, pollution, circulation...). La cité est établie sur un plateau à plus de 2000 mètres d'altitude. Autour de cette ruche urbaine s'élèvent de remarquables volcans, qui sont les plus hautes montagnes du pays : le Pico de Orizaba (5747 m), le Popocatépetl (5426 m), l'Iztaccíhuatl (5230 m), le Nevado de Toluca (4693 m) et la Malinche (4462 m). Autant d'objectifs à atteindre pour moi, exception faite du mythique "Popo" dont l'accès est interdit à cause d'une forte activité éruptive.
Après une première nuit agitée dans une auberge du centre historique, je rejoins le bureau de l'agence "HG México" qui organise mon périple. J'ai fait le choix de m'entourer de guides professionnels, pour des raisons logistiques plus que pour affronter les difficultés techniques des différentes ascensions. Je fais la connaissance d'Hilarion, avec qui j'élabore un planning, et de Cris, le guide qui va me conduire vers le premier sommet, le Nevado de Toluca.

Nous prenons la route de l'ouest sur 80 kilomètres environ, en profitant d'une pause déjeuner pour goûter les fameux "tacos", plat typique du Mexique, constitués de viande et de sauce épicée enroulés dans une tortilla de maïs. Nous nous extirpons ensuite d'une zone urbaine dense et empruntons une piste menant au refuge Venados, sur le flanc nord du volcan, à 3600 mètres d'altitude. Le garde du parc nous ouvre les portes de cette vaste bâtisse plongée dans l'obscurité. Nous y passons la soirée, au coin du feu.
  • Aconcagua, Argentine
  • Aconcagua, Argentine
  • Elbrouz, Russie
  • Aconcagua, Argentine
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  • Kurmichy, Russie
  • Galdhøpiggen, Norvège
  • Geiranger, Norvège
  • Preikestolen, Norvège
  • Kjerag, Norvège
  • Denali, Alaska
  • Denali, Alaska
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  • Into the Wild, Alaska
  • Fujiyama, Japon
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  • Ogawayama, Japon
  • Vik, Islande
  • Loch Ness, Ecosse
  • Jökulsárlón, Islande
  • Skaftafell, Islande
  • Hvannadalshnjúkur, Islande
  • Landmannalaugar, Islande
  • Gullfoss, Islande
  • Demavend, Iran
  • Ararat, Turquie
  • Kazbek, Géorgie
  • Pic de Teide, Iles Canaries
  • Kebnekaise, Suède
  • Kebnekaise, Suède
  • Elbrouz, Russie
  • Psiloritis, Crète
  • Météores, Grèce
  • Kilimandjaro, Tanzanie
  • Kilimandjaro, Tanzanie
  • Mont Rose, Suisse
  • Toubkal, Maroc
  • Toubkal, Maroc
  • Pic Lénine, Kirghizistan
  • Barre des Ecrins, France
  • Aiguille Verte, France
  • La Meije, France
  • Eiger, Suisse
  • Mont Olympe, Grèce
  • Kiruna, Laponie
  • Ruwenzori, Ouganda
  • Ruwenzori, Ouganda
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Jour 3 : Ascension du Nevado de Toluca (4693 m)
Aux aurores nous montons en 4x4 jusqu'au point de départ de l'ascension, à près de 4000 mètres, puis nous nous mettons en marche. Après un sinueux chemin de terre d'un kilomètre, nous atteignons le bord du cratère. Nous découvrons alors un paysage fabuleux : deux lagunes aux eaux verdâtres et bleues cristallines, nichées au cœur d'un grand amphithéâtre de pierre. Cette montagne lunaire et lacustre est une merveille de contrastes !
Nous perdons quelques mètres, longeons la lagune de la Luna, et remontons côté opposé. Alors que nous prenons pied sur l'arête orientale de notre objectif, le soleil surgit magistralement derrière les inséparables Iztaccíhuatl et Popocatépetl. Le moment est à immortaliser. Nous parcourons ensuite l'arête, en contournant les ressauts les plus coriaces, jusqu'à atteindre le point culminant de la montagne, le "Fraile". L'altitude se fait fortement sentir. Nullement acclimaté, je ressens un vif mal de crâne. Mais le principal est là : le Nevado de Toluca (4693 m), quatrième plus haut sommet du Mexique, est vaincu sans avoir opposé la moindre résistance.

Descente par le nord, en courant dans d'immenses pentes sablonneuses qui nous ramènent vite au fond du cratère. Nous faisons alors une halte sur la rive de la lagune del Sol, pour profiter encore de ce volcan si singulier, à l'origine appelé Xinantécatl (ce qui signifie "homme nu" en langage nahuatl).

De retour à Mexico je profite de l'après-midi pour me reposer à l'hôtel car cette ascension, bien que très courte et avec un faible dénivelé, a laissé des traces sur le plan physiologique. L'altitude remet vite à l'ordre le corps humain !
Jour 4 : Provisions à Huamantla
Le périple se poursuit sans répit, puisque me voilà déjà en route vers le second sommet, la Malinche. Ce nom vient d’un personnage emblématique du Mexique : une jeune fille aztèque retenue prisonnière par les peuples Mayas avant d’être vendue à Hernan Cortès, chef des conquistadors pendant les expéditions espagnoles. Devenue la maîtresse de ce dernier, elle eut un fils avec lui. La légende raconte qu’elle joua ensuite un rôle primordial dans la conquête du Mexique en servant de conseillère, d’interprète et même de négociatrice, faisant d'elle un symbole de trahison.

Je fais la connaissance d'un autre jeune guide, Angel. Nous effectuons la route ensemble vers l'Etat de Tlaxcala, à l'est cette-fois, jusqu'à la cité de Huamantla où nous faisons quelques provisions en vue de l'ascension à venir. Puis, en fin de journée, nous nous rendons au point de départ qui est le centre Malintzi, situé à 3100 mètres dans la forêt dense entourant la base du volcan. L'endroit est confortable et bien aménagé. Nous passons la nuit dans une maisonnette spacieuse à un prix plus que raisonnable.
En chemin de bon matin vers la Malinche
Jour 5 : Ascension de la Malinche (4462 m)
Nous traversons le camping encore endormi et pénétrons sous l'immense voûte de conifères qui nous domine. Il fait nuit noire et je fais bien d'être guidé par Angel car l'itinéraire n'est pas clairement indiqué. Ici vivent plus de cent espèces de mammifères, d’oiseaux et de reptiles, ainsi que le rare lapin des volcans. Mais j'ai beau être attentif, la faune reste invisible. Après deux heures d'une silencieuse marche nocturne nous sortons de la partie boisée où quelques personnes ont campé, et découvrons enfin notre objectif droit devant, doucement éclairé par la lumière rase du soleil.

Nous nous élevons désormais sur une pente poussiéreuse, entre de hautes herbes, laissant sur notre droite un contrefort secondaire. En atteignant la ligne de crête le panorama explose et nous découvrons le duo Popocatépetl-Iztaccíhuatl sur notre droite, ainsi que le Pico de Orizaba, plus haut volcan d'Amérique du Nord, au loin sur notre gauche. Evoluer sur ce fil est un véritable enchantement pour les yeux, ce qui nous fait oublier à quel point cheminer sur un terrain volcanique n'est pas toujours commode. En effet un éboulis infâme fait suite à un sol sablonneux. La progression est coûteuse en énergie mais le but final étant proche, le moral reste intact.

Un court passage d'escalade fait office d'ultime obstacle pour atteindre le véritable sommet de la Malinche (4462 m), ou "Matlalcuetl", sixième plus haut sommet du Mexique. Un chien nous accueille sur la cime. La vue est superbe, avec à nos pieds le cratère effondré de ce volcan éteint depuis plus de 3000 ans. Nous en profitons longuement, la douceur de l'air étant propice à la contemplation.
Nous courons dans la descente, croisant plusieurs centaines de randonneurs. La montagne, protégée par un parc national, est très fréquentée. Il faut dire qu'elle offre aux Mexicains un bol d'air pur et un moment agréable en pleine nature, eux qui sont noyés dans la pollution des grandes villes. De plus, cette ascension ne comporte pas de risque majeur et ne nécessite pas d'équipement particulier. Enfin, pour les passionnés, l'endroit constitue un site idéal de préparation et d'acclimatation pour les sommets plus élevés.
Jour 6 : Transfert à Amecameca
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